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Le travail des enfants en Algérie

 
Il y aurait 300.000 enfants qui travaillent en Algérie selon des estimations fournies à l’occasion de la Journée mondiale contre le travail des enfants.
mercredi 13 juin 2007.

L'Algérie lutte contre le travail des enfants « Une enquête, menée par l’inspection du travail en 2006, a indiqué que sur 3853 organismes employeurs occupant un effectif de 28 840 travailleurs salariés, il a été enregistré l’emploi de 498 enfants de moins de 18 ans dont 156 enfants n’ont pas atteint l’âge légal de 16 ans, soit un pourcentage de l’ordre de 0,54%, contre 0,56% en 2002 », fait remarquer Mohamed Khiat, secrétaire général par intérim au ministère du Travail. D’après lui, ces données confirment que « la situation en Algérie n’est nullement inquiétante en la matière et que notre pays n’est pas du tout concerné par les cas des pires formes de travail des enfants ». Le ministère se réjouit de ce taux presque « insignifiant ». Mais, de l’autre côté, une autre étude menée la même année (2006) par la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (Forem) aboutit à un taux six fois plus élevé. Cette enquête, réalisée sur un échantillon de 3000 personnes âgées de moins de 18 ans, révèle que 2,89% d’entre eux travaillent.

Ainsi, sur les 10 millions d’enfants que compte l’Algérie, entre 250 000 et 300 000 travaillent. Ces derniers, payés au rabais, sont dans la majorité des cas exploités dans les secteurs du bâtiment et de l’agriculture. Cela sans compter les milliers d’enfants qui font dans le commerce informel : vendeurs de cigarettes, vendeurs à la sauvette... qu’on aperçoit quotidiennement dans la rue. L’étude de la Forem, qui a concerné huit wilayas, souligne, par exemple, qu’à Tiaret on a recensé 250 entreprises employant des enfants. Les données sont éloquentes. Hocine Tali, sous-directeur de l’emploi agricole au ministère de l’Agriculture, a tenté, lors de son intervention à la journée commémorative organisée à Alger par le ministère du Travail, d’expliquer l’emploi des enfants dans le secteur par la nature familiale des exploitations agricoles. D’après lui, 60% du million d’exploitations agricoles ne dépassent pas les cinq hectares. Celles-ci sont des exploitations familiales. « L’enfant aide effectivement ses parents dans leur travail. Mais on ne peut pas imaginer qu’un père pourrait exploiter son enfant », soutient-il. Pour lui, l’exploitation des enfants, si elle existe dans le secteur agricole, reste minime.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après El Watan