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Nicolas Sarkozy en Algérie

 
En visite en Algérie ce mardi, le président français Nicolas Sarkozy tentera avec son homologue algérien Abdelaziz Bouteflika de relancer relancer la coopération bilatérale.
mardi 10 juillet 2007.

Nicolas Sarkozy en visite en Algérie aujourd'hui La visite du président français à Alger revêt d’abord un cachet consensuel. Si les sujets divergents seront évités, une façon de voir la bouteille à moitié pleine au lieu de la voir à moitié vide, c’est dans le souci de passer aux choses concrètes afin de pouvoir avancer dans l’assainissement des relations bilatérales qui ont connu jusqu’à un passé récent des turbulences. Les deux parties ont donc décidé d’éviter les terrains marécageux, à savoir l’épineux problème lié aux thèmes de l’histoire de la colonisation et du devoir de mémoire. Si cette approche avait été de rigueur depuis la visite en octobre 2006 de Nicolas Sarkozy en Algérie, alors ministre de l’Intérieur, il faudrait s’attendre à la confirmation de la nouvelle réorientation des relations bilatérales vers plus de pragmatisme. Alger voit en cette visite “un pas significatif de franchi dans les relations entre l’Algérie et la France”.

Quant au choix porté sur l’Algérie, les sources proches du dossier affirment qu’en procédant de la sorte, Nicolas Sarkozy montre tout l’honneur et l’intérêt qu’il porte pour l’Algérie. Au-delà du fait que le locataire du palais de l’Élysée considère que l’Algérie est un allié stratégique dans sa nouvelle politique méditerranéenne, il entend également asseoir à travers son projet qu’il soumettra, aujourd’hui et demain, à ses interlocuteurs de l’Afrique du Nord une politique de voisinage équilibrée qui prendrait en compte les intérêts des uns et des autres comme l’a si bien fait l’ancien président du gouvernement espagnol Aznar. Une politique que son successeur le socialiste Zapatero a totalement remise en cause au profit d’un ralliement aux thèses marocaines, notamment sur la question du Sahara occidental. Sur ce dossier bien précis, Alger attend des éclaircissements, surtout que l’ambassadeur de France à Alger, M. Bernard Bajolet, avait affirmé dans une rencontre informelle avec la presse que le conflit sahraoui “n’est pas un problème majeur ni un enjeu pour la France”. Et le diplomate d’ajouter : “Sarkozy surprendra les Algériens (comme) il a déjà surpris les Français.” Et compte tenu de cette proximité récurrente et le sens de la communication entre l’Algérie et la France, peut-on ainsi considérer que le terrain est bel et bien balisé ?

Synthèse de Souad, www.algerie-dz.com
D’après Liberté