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L’Algérie et la France se veulent pragmatiques

 
Le projet de traité d’amitié entre l’Algérie et la France étant quasiment enterré, Alger et Paris se veulent pragmatiques et envisagent l’avenir sur fond de coopération.
jeudi 12 juillet 2007.

L'Algérie et la France misent sur l'avenir Dans un entretien accordé à l’APS, le ministre des Affaires étrangères Mourad Medelci a affirmé que la construction du futur dans les relations entre l’Algérie et la France ne signifie pas forcément qu’on doit se départir du devoir de mémoire. « S’il est clair qu’il est attendu que nous nous projetions tous vers le futur, il est tout aussi clair que nous n’oublions pas ce passé », a encore souligné M. Medelci. Donnant une vision un peu plus claire sur le projet de l’union méditerranéenne, il a expliqué que « l’union envisagée n’est pas un substitut aux accords passés, ni au processus de Barcelone, ni au dialogue des 5+5, mais bel et bien un complément pour gérer les espaces communs contre la pollution et l’insécurité, en d’autres termes pour envisager une Méditerranée de paix et de sécurité face à toutes les menaces ».

M. Medelci précisera dans le même sillage que ce projet porte « une idée forte de co-développement que le président Sarkozy a abordée comme le projet de mise en place d’une banque méditerranéenne qui viendrait soutenir des projets communs aux deux rives ». Est-ce que cela signifie que l’Algérie est d’ores et déjà partie prenante du projet français ? Le chef de la diplomatie algérienne, qui a insisté sur « la volonté française de composer avec l’Algérie les contours de cette union », a affirmé que les Algériens préfèrent attendre la clarification du concept. « Nous nous sommes donné un an pour clarifier le concept. » En ce qui concerne la question du Sahara occidental, il a réaffirmé le soutien de l’Algérie à une approche onusienne. Il rappellera que le dossier est traité dans le cadre de la résolution 1754 par les Nations unies et qu’il est indispensable d’encourager, dans ce contexte, le dialogue entre les deux parties au conflit, soit le Maroc et le Front Polisario.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après la Tribune