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L’Algérie lutte contre l’immigration clandestine

 
La lutte contre l’immigration clandestine en Algérie semble être prise au sérieux par la la Gendarmerie nationale qui multiplie les arrestations des clandestins.
jeudi 9 août 2007.

Plusieurs milliers d'immigrés clandestins en Algérie Ces dernières années, avec le durcissement des politiques européennes en matière d’accueil, l’Algérie, aisance financière aidant, est devenue un pays d’accueil et d’installation pour ces clandestins dont la majorité est en quête d’un travail. Au mois de juillet, ce sont 638 étrangers en situation irrégulière qui ont été arrêtés. Preuve que le flux, malgré le dispositif national de lutte contre le phénomène et les législations européennes drastiques en la matière, est en croissance continuelle. Il faut dire aussi que la situation des pays d’origine de ces clandestins ne s’est guerre améliorée. Bien plus, puisque les conflits éclatent encore charriant derrière eux instabilité, réfugiés et leur lot de candidats à l’immigration clandestine. A Tamanrasset, on rencontre de plus en plus d’ivoiriens, de Libériens, de Tchadiens qui évoquent, parmi les raisons de leur entrée en Algérie, les conflits et l’instabilité politique dans leurs pays.

Avec le verrouillage européen, le phénomène a pris une ampleur et une complexité tel qu’il est perçu comme une sérieuse menace pour les pays d’accueil. à l’immigration sélective, l’occident, de manière générale, a cessé les aides engendrant des exodes massifs de populations à la recherche de moyens de survie. D’où le flux incessant, malgré les refoulements, les reconduites aux frontières et les rapatriements. Cela dit, un pays est incapable d’y faire face seul. D’où une recommandation dans une étude de la gendarmerie qui insiste sur la nécessité de l’instauration de mécanismes bilatéraux pour une coopération dans la gestion de ce phénomène, notamment les opérations de rapatriement. Il est vrai qu’une frontière longue de 7 011 km ne peut être totalement contrôlée d’autant plus que les réseaux de passeurs empruntent des itinéraires multiples souvent renouvelés. Le seul corps des gardes frontières (GGF) relevant de la gendarmerie nationale, qui fait déjà face aux réseaux de contrebande et de trafic en plus de la surveillance de la frontière terrestre, ne peut pas faire barrage au flux de clandestins dont le nombre de nationalités est passé à 48 avec l’extension des zones sources aux pays asiatiques.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après Liberté