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L’environnement touristique en Algérie

 
Le secteur touristique en Algérie reste peu attractif malgré les efforts du gouvernement pour le développement du tourisme dans le pays.
jeudi 9 août 2007.

Une plage touristique en Algérie Cette année encore, le touriste algérien se cherche et affiche sa soif d’évasion tout en se promettant d’accepter de subir tous les tarifs d’accès aux centres et autres complexes, -combien complexes, d’ailleurs- touristiques. Là aussi, l’Algérie n’a rien à offrir ou sinon elle ne sait offrir à ses touristes locaux ou étrangers, le bon service, le bon hôtel et encore moins le bon site aux prix raisonnablement logiques. Cette année encore, donc, l’Algérien s’apprête à faire son bonheur et surtout le bonheur des recettes de pays voisins à l’image de la Tunisie qui a pris d’énormes longueurs d’avances sur l’Algérie avec pourtant des moyens très simples et des capacités modestes comparées au potentiel domestique maintes fois déclaré. En fait, il est économiquement plus avantageux d’aller passer ses vacances en Tunisie plutôt que d’opter pour une destination algérienne qui sera forcément plus chère et de niveau qualitatif discutable.

À l’heure des grands débats sur la recherche de nouveaux gisements d’exportations hors hydrocarbures afin de se libérer un tant soi peu des recettes pétrolières, la première évidence qui s’impose reste ce triste secteur du tourisme que l’on a longtemps mis derrière les murs lézardés d’une politique indécise. À commencer par la formation, sous-estimée, l’investissement, abandonné et enfin, le statut incompris. Toute cette déperdition décisionnelle aggravée par le facteur terroriste a fait que l’Algérie est recensée parmi les plus importants “ importateurs de tourisme ” en Afrique. C’est-à-dire que l’Algérien dépense énormément à l’étranger et en ce sens cela représente une sortie de devises alors que l’objectif des pouvoirs publics étant d’amener à vendre le produit algérien et générer des recettes a l’entrée. L’espoir d’un sursaut touristique est au moins permis avec la nomination de Chérif Rahmani en tant que ministre du tourisme, du moins à moyen terme, d’autant que le privé national et étranger semble avoir trouvé un soutien réel à travers les mécanismes d’incitation aussi bien d’ordre fiscal que politique.

Synthèse de Ahlem, www.algerie-dz.com
D’après Liberté