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Les chefs terroristes graciés narguent l’Algérie

 
Les chefs terroristes de l’ex-AIS/FIS qui ont mis l’Algérie à feu et à sang exigent leur droit à l’exercice politique et la participation aux élections.
dimanche 19 août 2007.

Le terroriste Madani Mezrag l'un des commanditaires du terrorisme en Algérie. Retour du FIS sur la scène politique en Algérie ? À prendre pour argent comptant les révélations de l’ex-“émir” national de l’armée islamique du salut (AIS), Madani Mezrag, faites ce jeudi, cela relève presque de la pure formalité. Un “léger contretemps” aurait retardé l’annonce par d’anciens membres du FIS dissous et de l’instance à l’étranger, ainsi que des dirigeants de l’AIS de la naissance d’un nouveau parti politique qui revendiquera le projet politique et le programme du FIS dissous. Rien que ça ! Pour peu que les formes soient sauvegardées, la légalité respectée et le tour sera joué. C’est peut-être le cas de le dire, du moins si l’on cède à cette tentation aussi fantaisiste que caricaturale chère aux seigneurs de guerre et qui réduit la république aux schémas réducteurs de l’oukase et du fait du prince. Mais à ce qu’on sache, l’Algérie, aujourd’hui, pour avoir durement éprouvé les contrecoups de “l’aventurisme”, s’est résolument engagée dans les standards qui fondent l’État de droit et consacrent l’autorité de l’État avec tout ce qu’ils supposent comme respect des lois de la république. Il en est ainsi de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale, adoptée par référendum le 29 septembre 2005.

Si à travers cette charte, l’Algérie a décidé de tourner la page sur des évènements sanglants en allant jusqu’à offrir “l’impunité”, il n’en demeure pas moins qu’elle a pris soin de mettre des garde-fous pour faire l’économie “d’un statu quo anté”. Les dirigeants du FIS dissous, autant que ceux de sa branche armée, sont tout naturellement concernés par les mesures de clémence. Ceux d’entre eux qui vivent à l’étranger peuvent rentrer en Algérie en toute quiétude. Cependant, la charte, expression de la volonté populaire, leur interdit toute activité politique en raison de leur “instrumentalisation de la religion ayant conduit à la tragédie nationale”. À l’évidence, l’État a ainsi fermé le jeu de sorte à empêcher l’ex-FIS de se reconstituer même sous une autre appellation, ou encore ses leaders de se porter candidats à des postes électifs sur les listes d’autres partis légaux. Abassi Madani, Ali Benhadj ou encore Madani Mezrag et Benaïcha avaient-ils réellement souscrit aux conditions particulières qu’ils devaient respecter pour pouvoir jouir de leur liberté ? On s’interroge après les récentes déclarations de l’ex-“émir” de l’AIS.

Synthèse de Kahina, www.algerie-dz.com
D’après Liberté