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L’Algérie assez réservée sur la PEV

 
La position de l’Algérie semble des plus réservées à l’égard de la Politique européenne de voisinage (PEV) contrairement au Maroc et à la Tunisie.
mardi 4 septembre 2007.

L'Algérie et l'Europe veulent coopérer. L’ambassadeur d’Algérie à Bruxelles l’a confirmé hier, lors de la rencontre internationale sur la politique de voisinage. “L’Algérie marque quelque peu sa différence”, souligne M. Halim Bentallah. Pour l’Algérie, la priorité est donnée à l’application de l’accord d’association, entré en vigueur le 1er septembre 2005. Notre pays semble attendre pour “mieux voir et comprendre”. L’ambassadeur d’Algérie à Bruxelles, plus explicite, estime que ce qui est proposé dans la politique de voisinage est couvert largement par l’accord d’association signé par notre pays avec l’Union européenne. Un accord qui du point de vue de l’ambassadeur est “spécifique”. Du coup, “les priorités nationales” sont précisément définies par cet arrangement. L’élément-clé de la politique européenne de voisinage repose sur les plans d’actions bilatéraux approuvés mutuellement par l’UE et chaque partenaire. Ceux-ci définissent un programme de réformes économiques et politiques avec des priorités à court et moyen terme.

M. Halim Bentallah ajoute, par ailleurs, que le spectre couvert par la politique de voisinage est quasiment le même que celui pris en compte par les accords d’association. Nul besoin, du moins dans l’immédiat, de ce nouvel instrument proposé par l’UE à ses voisins. “Nous préférons nous concentrer sur la mise en œuvre de l’accord d’association et son impact l’économie algérienne. Nous restons attachés au processus de Barcelone”, précise l’ambassadeur. Bruxelles confirme et rappelle que déjà lors du sommet anniversaire de Barcelone, “l’Algérie s’est montrée assez réservée à l’égard de la Politique européenne de voisinage (PEV) et a clairement indiqué sa volonté de s’en tenir, à ce stade, à la mise en œuvre de l’accord d’association”. L’UE a pris “bonne note” de cette position et se dit “disponible pour entamer un dialogue sur un plan d’action quand les autorités algériennes le décideront”.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après Liberté