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La rentrée sociale en Algérie s’annonce difficile

 
La rentrée sociale en Algérie s’annonce particulièrement tendue cette année en raison de la hausse des prix des principaux produits de large consommation.
mardi 4 septembre 2007.

Hausse des prix des légumes en Algérie. La rentrée scolaire et le mois de ramadhan risquent de laminer davantage le pouvoir d’achat du citoyen algérien. Les denrées alimentaires connaissent depuis des mois un niveau rarement égalé, et cette situation a toutes les chances de se maintenir, en raison de l’envolée des prix des matière premières sur les marchés mondiaux. Et l’Algérie subit en fait les mutations en cours du secteur agricole mondial, avec l’utilisation de plus en plus grande qui est faite des céréales, de la canne à sucre, des graines oléagineuses et des huiles végétales pour produire des combustibles de substitution, de l’éthanol et du biocarburant. Du coup les prix du blé, de la poudre de lait et de l’huile montent vers des niveaux insoupçonnés. Les cours du blé tendre ont presque doublé en un an. Vendredi, ils se sont envolés à un record historique absolu, leur récolte malmenée par les bouleversements météorologiques, rendant plus chers des aliments de base comme les farines, pâtes et semoules.

Touchés de plein fouet, les industriels de l’agroalimentaire tentent de répercuter les augmentations de coûts qu’ils subissent. Le sac de semoule de 25 kg est passé de 780 DA à plus de 1 200 dinars en Algérie. L’huile de table enregistre une augmentation de 36 à 45 DA le bidon de 5 litres. Les dérivés du lait connaissent une hausse allant de 3 DA pièce pour le yaourt à 10 DA pour le petit-lait et 25 DA pour le fromage. Le riz et les pâtes alimentaires ne sont pas en reste. Selon l’enquête menée par L’Office national des statistiques (ONS), l’indice global des prix à la consommation a enregistré une hausse de 3% durant les sept premier mois de l’année en cours. L’ONS estime que les prix des huiles et graisse ont grimpé de 6,8%, les sucres et les produits sucrés de 1,4%, le café et le thé ont augmenté de 3,2%. Ce sont des produits indispensables, dont la ménagère ne peut se passer. Le hic est que cette tendance risque de durer, car, et le gouvernement à raison de le souligner “la hausse des prix est due à des raisons exogènes qui échappent à tout contrôle”.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après Liberté