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Hocine Aït Ahmed expose sa vision de l’Algérie

 
La situation politique en Algérie a été au coeur du discours de Hocine Aït Ahmed à l’occasion du congrès du Front des forces socialistes (FFS).
samedi 8 septembre 2007.

Hocine Aït Ahmed en Algérie. Réitérant ses positions et celles de son parti, Hocine Aït Ahmed (HAA) explique que la raison d’être du parti est de s’opposer et de militer pour que soient bannies « les intimidations, la terreur, les disparitions, la guerre civile, la guerre contre les civils et les guerres à caractère ethnique ». « Fidèle à mes engagements, je n’accepte aucune compromission » et « n’abdique jamais devant aucune presse ni aucune sirène ou gloriole personnelle », dira-t-il, comme pour rappeler qu’il n’est pas là pour négocier ou pour partager quoi que ce soit. Revenant sur le qualificatif de « traîtrise » utilisé contre le FFS durant la décennie 90 (par presse interposée), HAA considère que « les clans du pouvoir » en Algérie accusent son parti « de ce qu’ils sont capables de faire ». Critiquant les « visions policières des problèmes » et le maintien de l’état d’urgence, le président du FFS estime, en faisant référence sans les citer au livre de Belaïd Abdesselam et aux réactions qu’il a suscitées, que « les récentes révélations montrent avec quelle légèreté se jouait l’avenir de notre pays ».

Par ailleurs, et en évoquant la situation politique dans le Maghreb, Aït Ahmed a appelé à « l’élection d’un parlement maghrébin au suffrage universel ». Sur le plan interne du parti, HAA reconnaît qu’il y a lieu de « faire le point sur notre fonctionnement », estimant que le parti est dans une phase d’ancrage dans la société. Le président du FFS clôture son discours en s’adressant aux jeunes, en affirmant comprendre leurs aspirations. « Je suis disponible et prêt à servir », leur a-t-il dit : ce qui a été compris par beaucoup d’observateurs comme étant la volonté de Aït Ahmed de continuer à la tête du FFS. Pour les militants, sa reconduction est d’ailleurs indispensable pour la stabilité du parti. Plus applaudi que Hocine Aït Ahmed, Mouloud Hamrouche (un des invités de ce 4e congrès) n’est pas allé de main morte avec les pouvoirs publics en Algérie. L’ancien chef du gouvernement affirme avoir l’impression que « nous avons un pouvoir sans couleur ». La couleur idéologique importe peu pour lui, mais ce qu’il critique, c’est « l’absence d’identité nationale » et de « volonté nationale » chez les tenants du pouvoir. A ces derniers, il reproche de « gérer le pays en s’éloignant de sa population » et de prétendre vouloir construire un système démocratique « par des voies autoritaires ».

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran