Trois ans après les attentats du 11 septembre 2001, la guerre continueLe monde et les Etats-Unis en particulier commémorent aujourd’hui le troisième anniversaire des attentats anti-américains du 11 septembre 2001.
samedi 11 septembre 2004.
Ce jour-là en effet, quatre avions de ligne étaient détournés, et lancés avec leurs passagers contre des institutions ou des symboles de la puissance américaine, comme les Twin Towers de New York. Ce sont les attentats les plus sanglants de l’histoire avec près de 3000 morts, et l’émergence enfin d’un consensus international autour de terrorisme, un phénomène où l’approche, quand il y en avait une, n’était pas toujours univoque ou dénuée d’interférences, voire même d’instrumentalisation. La plupart des groupes internationaux ont bénéficié de quelque manière que ce soit d’un soutien actif de nombre de pays. Le danger terroriste
George Bush est en effet accusé d’avoir attaqué l’Irak, et négligé Al Qaîda comme s’il lui à tout prix trouver une cible pour ne plus courir contre un ennemi invisible. Et c’est là justement où l’argumentaire américain est terriblement défaillant comme ce fameux lien entre Al Qaîda et l’ancien président irakien Saddam Hussein. Il se trouve à ce niveau que même certains de leurs alliés refusent un suivisme aveugle ou sans condition. Et l’on se rend compte aussi que l’après-11 septembre, ce sont des déclarations d’intention qui visent davantage le monde arabe et musulman, et même l’aggravation d’un parti pris en faveur d’Israël comme cet accord donné en avril dernier par George Bush au plan du Premier ministre israélien, prévoyant l’annexion de nouveaux territoires palestiniens. Et depuis peu, c’est la Syrie menacée de sanctions, et même le Soudan accusé d’avoir perpétré un génocide au Darfour. Une thèse pourtant écartée en juin dernier par le secrétaire d’Etat américain. Cette conjoncture est marquée par le retour sur le devant de la scène de l’adjoint du chef d’Al Qaîda, Oussama Ben Laden. Toute la journée de jeudi, les télévisions américaines ont montré la vidéo du numéro deux d’Al Qaîda, Ayman Al Zawahiri, réapparu pour la première fois depuis un an afin de prédire une « défaite » américaine proche en Irak et en Afghanistan. L’unilatéralisme américain
Il n’est donc pas contraire aux usages qu’Ariel Sharon estime que les relations entre Israël et les Etats-Unis avaient atteint un niveau sans précédent, sauf que les Palestiniens en particulier déclarent en être les victimes et que parmi, le sentiment de frustration est de plus en plus fort. « A mon avis, si John Kerry est élu, je suis convaincu que la politique (américaine) sera celle fixée par le président Bush », a fait valoir M. Sharon. Et si tel serait le cas, cela ne servira qu’à accentuer ce qu’on appelle par euphémisme, les contradictions ou encore les formes d’opposition qui peuvent générer plus de désespoir. Jusqu’à présent, l’après 11 septembre est loin de répondre aux attentes, il y aurait même contradiction, voire opposition entre la volonté déclarée d’éradiquer le phénomène du terrorisme, et les voies empruntées. Par T. Hocine, El Watan |
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