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L’Algérie se dote d’une loi sur le séjour des étrangers

 
L’Algérie a adopté une loi sur le séjour des étrangers sur son territoire pour une meilleure régulation des flux migratoires.
mardi 18 septembre 2007.

Des clandestins africains en Algérie. Face aux milliers d’étrangers en situation régulière et aux 7.000 migrants clandestins qui franchissent chaque année nos frontières, et pour lesquels cette loi a été promulguée, des centaines d’Algériens tentent presque chaque jour de gagner, au péril de leur vie, l’autre rive de la méditerranée. Un « nouveau » phénomène face auquel ces mêmes pouvoirs publics tardent à réagir. Inchangé depuis plus de quatre décennies, le dispositif législatif relatif à la situation des étrangers dans notre pays vient d’être révisé suite à l’adoption, dimanche, en conseil des ministres, du projet de loi relatif aux conditions d’entrée, de séjour et de circulation des étrangers en Algérie. Selon le président de la République qui a présidé ce conseil des ministres, cette révision se doit de tenir compte de l’évolution que notre pays a connue en terme d’ouverture de son économie, mais aussi des développements que le phénomène de l’immigration ne cesse de connaître, particulièrement au niveau des espaces environnants. « L’ouverture de l’économie induit, par contre, des facilitations en matière de circulation et de séjour des personnes » indique le Chef de l’Etat.

Le communiqué qui a sanctionné ce conseil des ministres indique que ce projet de loi abroge et remplace l’ordonnance n° 66-211 du 21 juillet 1966 relative à la situation des étrangers en Algérie qui se révèle aujourd’hui inadaptée à la conjoncture de notre pays et à l’évolution de la législation connue dans le monde dans ce domaine. Cette révision répond au souci de prendre en charge, à travers un cadre juridique adapté, les flux migratoires qui ne cesseront de se développer en raison d’inégalités économiques flagrantes entre pays et du phénomène de la mondialisation de l’économie. Par ailleurs, le développement de la criminalité transnationale organisée et du phénomène du terrorisme impose aux Etats de nouveaux défis exigeant une parfaite maîtrise de la circulation des étrangers, notamment transfrontière, dès lors que l’immigration clandestine devient souvent un vecteur privilégié de la criminalité. Le projet de loi, approuvé dimanche, a pour objet de définir les conditions d’entrée, de sortie, de séjour et de circulation des étrangers en Algérie, sous réserve des conventions internationales auxquelles l’Algérie a adhéré ou des accords de réciprocité qu’elle a conclus.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran