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Les hausses des salaires en Algérie ne dépasseront pas 20%

 
Les hausses prévues des salaires des fonctionnaires en Algérie ne dépasseront pas 20% selon le Conseil national des enseignants du supérieur (CNES).
jeudi 20 septembre 2007.

Abdelaziz Belkhadem s'exprime sur les salaires en Algérie. S’appuyant sur “une information gravissime” livrée par le ministère de tutelle, le bureau national du CNES révèle qu’il y a eu “intégration, dans le salaire de base, des deux plus importantes indemnités constituant plus de 50% de nos salaires (l’ISS et l’ICR)”. Aux membres du bureau national de relever alors que “les augmentations tant attendues ne dépassent guère les 20%” et concernent non seulement les universitaires, mais “toute la Fonction publique” en Algérie. Pour la direction du Cnes, le “pauvre” enseignant algérien “ne pourra même pas entretenir l’imaginaire d’être comparé au 1er grade de l’assistant marocain”. “Au lieu de notre affranchissement des contraintes socioprofessionnelles, que l’on nous a promis à coups de publicité et de mensonges, c’est à nos funérailles de dernière classe que l’on est en train d’assister”, soulignent ses membres. Ces derniers déplorent le non-respect des engagements pris par le ministère de tutelle, relatifs au règlement définitif des salaires des enseignants du supérieur, “dans le cadre d’un statut particulier digne, motivant et revalorisant”.

Le bureau national déclare, en outre, être toujours attaché à ses “revendications justes et légitimes” et informe qu’il se réunira très prochainement. Il appelle enfin ses adhérents et l’ensemble des universitaires à rester “mobilisés et unis” autour du Cnes pour la poursuite de la bataille salariale et celle du statut de l’enseignant universitaire. Rappelons que le Cnes a donné, il y a quelques jours, sa première lecture sur les nouvelles mesures salariales, à la suite de l’adoption de la nouvelle grille des salaires de la fonction publique en Algérie. Le syndicat avait dénoncé l’exclusion des syndicats autonomes lors des négociations de la dernière bipartite gouvernement-UGTA. Le Cnes avait également estimé que les décisions prises sont des mesures de replâtrage, en totale contradiction avec la volonté de l’État de mettre un terme à la fuite des cerveaux, à travers la prise en charge réelle de l’élite nationale. Il avait aussi interpellé le premier magistrat du pays, lui demandant d’intervenir personnellement pour permettre aux enseignants du supérieur d’accéder à un statut et à un salaire à la hauteur de ceux des enseignants des pays voisins.

Synthèse de Kahina, www.algerie-dz.com
D’après Liberté