Produits organiques persistants : 145 sites contaminés à travers l’AlgériePlus de 630 tonnes de pesticides dangereux ont disparu des stocks dans différentes régions d’Algérie. L’alerte a été donnée par l’Association nationale pour la protection de l’environnement et de lutte contre la pollution (APEP).
mardi 14 septembre 2004.
Depuis mars 2004, cette dernière n’a pas cessé d’interpeller les pouvoirs publics sur cette disparition dont les conséquences seraient irrémédiables sur la santé humaine, l’environnement, la faune et la flore. Des inventaires nationaux sur les produits organiques persistants (POP’s), établis par le ministère de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire avec l’appui technique de l’Organisation des Nations unies pour le développement (PNUD), ont permis de détecter la disparition de cette importante quantité en pesticides, PCB, POP’s et dioxines/furannes. Plusieurs membres de l’APEP considèrent comme minimes les 630 tonnes disparues entre 1995 à 2003 sur les 377 000 tonnes importées ces vingt dernières années pour les besoins de l’agriculture nationale. Cet écart n’a pas manqué d’intriguer les experts de l’environnement. Selon M. Halimi, président de l’APEP, ces experts auraient avancé trois hypothèses sur la question. Les chiffres avancés par les wilayas concernées par l’inventaire de 2003 sont imprécis, ce qui serait un moindre mal. Les 631 tonnes auraient été utilisées dans un cadre autre que légal avec ce que cela sous-entend comme infraction aux normes de stockage, ce qui serait d’une extrême gravité sur la santé des populations. Stocks périmés
L’épineux dossier de la gestion d’importants stocks de produits organiques persistants et non persistants en souffrance dans différentes régions du pays sera également abordé par les deux parties. Ces stocks sont à l’origine de la contamination de 145 sites sur le territoire national. A cela s’ajoute l’existence de 2362 tonnes des mêmes produits périmés et dont 197,3 tonnes entrent dans la catégorie des POP’s. 191 tonnes sont constituées par les DTT. Mosta en tête
Dans son plan d’action, le ministère de l’Environnement a classé la wilaya de Laghouat en tête des urgences, car la santé de ses populations est sérieusement menacée. » C’est dire toute l’importance de l’alerte donnée par l’APEP et de la décision des autorités algériennes de suspendre à partir de 1993 toute importation de pesticides du fait de l’absence de toute régulation et de l’anarchie sévissant sur le marché. « L’Algérie s’est engagée dans une démarche écologique durable. C’est dans ce cadre que tout un arsenal juridique a été élaboré et prêt à être appliqué pour le mettre en conformité avec les engagements de notre pays et les conventions internationales auxquelles il a adhéré. La loi 01-19 du 12 décembre 2001 relative à la gestion, au contrôle et à l’élimination des déchets en est un exemple. Je dois cependant préciser qu’il existe encore des imperfections telle celle liée à la gestion des sites contaminés, que le législateur semble avoir éludée », a estimé le président de l’APEP. Par N. Benouaret, El Watan |
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