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Freedom House épingle l’Algérie

 
Le rapport de l’ONG Freedom House sur l’Algérie a été critique vis-à-vis de Bouteflika et des services de renseignement algériens.
mercredi 3 octobre 2007.

Freedom House dévoile son rapprt sur l'Algérie. Après les critiques de Transparency International, notre pays vient d’être fortement épinglé par l’ONG américaine : « L’Algérie a accompli des progrès considérables vers la réduction de la violence interne et l’amélioration des conditions économiques (...). Cependant, le président Abdelaziz Bouteflika a été peu disposé à démocratiser la vie politique du pays et le propulser vers une véritable économie de marché », souligne Freedom House dans son rapport publié dimanche. L’ONG évoque la mauvaise gestion de la situation sécuritaire. Cependant, aucune allusion n’est faite aux crimes commis par les groupes terroristes en Algérie. L’organisation terroristes d’Al Qaîda au Maghreb n’est à aucun moment citée dans le rapport. Le drame des Algériens est résumé en termes de nombre de morts publié par la presse nationale et les agences internationales.

En effet, même si Freedom House reconnaît que « la situation sécuritaire s’est nettement améliorée par rapport aux années 90 » et que « les attaques terroristes ont connu une baisse considérable », il n’en demeure pas moins que sur ce chapitre l’Algérie est appelée à redoubler d’efforts et à réviser sa stratégie pour arriver à une « solution juste et équitable au conflit » qui oppose les forces de sécurité aux groupes terroristes. L’ONG relève que « la charte initiée par le président algérien offre l’amnistie aux responsables du conflit armé et favorise l’amnésie ». La Charte selon Freedom House « met fin à la quête pour la vérité engagée par les associations des droits de l’homme ». A cet effet, l’ONG américaine recommande en premier lieu dans son rapport « l’amendement de la Charte pour la paix, en tenant compte du débat contradictoire qu’a soulevé ce projet depuis deux ans ». Cette révision devrait « consacrer l’équité dans la définition des responsabilités ». Mais cette équité ne ressort pas dans le rapport de l’ONG, qui s’étale dans « les critiques à l’égard des services de sécurité » et « oublie » de dénoncer les crimes revendiqués par les groupes terroristes.

Synthèse de Kahina, www.algerie-dz.com
D’après l’Expression