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L’ambassadeur de France en Algérie tempère

 
Il n’y aura pas de départ massif des expatriés français en Algérie selon l’ambassadeur de France à Alger, Bernard Bajolet.
jeudi 11 octobre 2007.

Bernard Bajole, l'ambassadeur de France en Algérie. Le départ de Français d’Algérie commence à provoquer des tensions et susciter des interrogations. Surtout après le rapatriement, la semaine dernière, de familles des cadres du groupe Michelin. Il y a eu les familles des cadres de Michelin Algérie, les cadres de l’entreprise Vinci en charge de la réalisation d’une partie du Métro d’Alger et enfin l’affaire des PME qui auraient annulé leur déplacement sur Alger. Les autorités françaises et algériennes ne sont pas restées insensibles à cette situation. Du côté français c’est l’ambassadeur de France à Alger, Bernard Bajolet, qui a réagi. Il a convoqué, lundi soir, les dirigeants des filiales algériennes des principaux groupes français à une réunion. A l’ordre du jour de cette réunion d’urgence : la situation sécuritaire après les derniers attentats terroristes et les menaces d’Al Qaîda contre les ressortissants et les intérêts français en Algérie.

Ces événements ont provoqué la panique chez les investisseurs français installés en Algérie avec pour première conséquence le rapatriement d’une catégorie de personnel, l’annulation des déplacements vers l’Algérie, autant de décisions prises récemment, à l’évidence à la hâte, par les opérateurs français. Après le groupe de luxe Lvmh, huit PME, issues de la Région Lorraine (est de la France) ont annulé des déplacements professionnels, prévus de longue date, de leurs cadres en Algérie, sans que des explications crédibles justifient ces annulations et ajournement de séjour en Algérie. S’exprimant sur ce point, Bernard Bajolet a reproché aux patrons français la médiatisation jugée excessive des rapatriements de leurs employés ou de leurs familles. Pour l’ambassadeur, une telle médiatisation, non seulement n’est pas justifiée, mais elle pourrait surtout nuire très fortement aux intérêts français en Algérie. S’adressant à ses interlocuteurs, M.Bajolet a laissé entendre que la situation était loin de nécessiter l’émission d’un avis d’alerte et encore moins le rapatriement massif des expatriés français d’Algérie.

Synthèse de Ahlem, www.algerie-dz.com
D’après l’Expression