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L’Algérie et la présidence de Bouteflika

 
Défendant son bilan à la tête du pouvoir en Algérie, le président Abdelaziz Bouteflika n’a pas rejeté l’idée de se représenter pour un 3e mandat en 2009.
dimanche 18 novembre 2007.

Abdelaziz Bouteflika pourrait rester président de l'Algérie jusqu'en 2013. Alors que l’élection présidentielle d’avril 2009 en Algérie, c’est déjà demain dans l’agenda politique, le président Abdelaziz Bouteflika a laissé entendre dans sa réponse à la question d’un journaliste italien que cette échéance n’est pas, pour le moment du moins, au menu de ses priorités. À moins aussi qu’il ne s’agisse de sa part d’une sorte de pirouette habile pour éviter d’ores et déjà une grande focalisation sur cet événement qui est déjà sur les tablettes des observateurs et des états-majors politiques. Dans le cas donc d’un troisième mandat, on s’acheminerait inévitablement vers une révision de la Constitution, qui est l’expression même de cette souveraineté populaire dont le Président fait le souci.

Cette révision constitutionnelle, serpent de mer du débat politique en Algérie, peut emprunter deux voies. Celle d’un référendum qui paraît aujourd’hui étroite, au sens où les Algériens ont consommé leur divorce d’avec les urnes, comme en témoigne l’abstention du 17 mai dernier, et le spectre d’une autre claque qui plane déjà sur les locales du 29 novembre. Abdelaziz Belkhadem s’est d’ailleurs fait l’avocat d’une révision pour permettre au président Abdelaziz Bouteflika de postuler à un troisième mandat et donner, a-t-il ajouté, “aux Algériens la possibilité de choisir en toute souveraineté et en toute démocratie”.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après Liberté