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L’Algérie accueille le Congrès des notaires d’Afrique

 
L’Algérie a accueilli pour la première fois le Congrès des notaires d’Afrique pendant lequel Alger a réitéré son rejet du système anglo-saxon.
lundi 19 novembre 2007.

L'Algérie compte 2000 notaires. Hier, lors de l’ouverture du 19e Congrès des notaires d’Afrique à l’hôtel El-Aurassi en Algérie, la grande majorité des participants a plaidé pour le notariat latin qui, contrairement à l’anglo-saxon, élimine, dès l’établissement d’un acte notarié, tout doute qui pourrait faire l’objet, dans l’espace comme dans le temps, de controverses ou d’une quelconque contestation une fois la publicité foncière établie, sachant que celle-ci garantit, en tant qu’outil de développement, le crédit hypothécaire et exclut, par voie de conséquence, les recours, les fractures sociales et parfois des conflits fâcheux. En ce sens, l’Algérie, qui se met au diapason sur le plan législatif et formation des ressources humaines compétentes, s’est préparée à redéfinir certains “vides juridiques” constatés et adhère à la démarche du Congrès africain, souverain sans ses décisions.

Et si c’est pour la première fois que l’Algérie accueille cette manifestation - après celle de Dakar en 2006 -, il n’en demeure pas moins que les 600 participants, dont 300 nationaux et 300 autres étrangers, ont apprécié à sa juste valeur le processus de modernisation du système juridique algérien et exprimé leur satisfaction quant à la volonté du président algérien, M. Abdelaziz Bouteflika, d’aller jusqu’au bout des réformes entamées depuis son intronisation en 1999. Cela fera dire au ministre de la Justice, garde des Sceaux, M. Tayeb Bélaïz, que cette rencontre s’inscrit dans une démarche complémentaire, et ce, depuis 2005 quand l’Algérie a adhéré à l’Union internationale du notariat (UNI), laquelle adhésion a été officialisée, rappelons-le, en 2006. Parrainée par le chef de l’État, cette rencontre organisée par la Chambre nationale des notaires (CNN) a eu également le mérite de mettre en exergue les retards accusés par notre pays dans le domaine du notariat. En effet, il a été souligné que l’Algérie est passée de 1 000 à 2 000 notaires, après un concours organisé depuis quelques mois, et dont les résultats ont tardé à venir.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après Liberté