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Elections municipales en Algérie

 
Les élections municipales en Algérie interviennent au moment où plusieurs régions du nord du pays ont subi de graves inondations.
jeudi 29 novembre 2007.

Elections en Algérie. Les intempéries de ces derniers jours, qui ont révélé les tares d’une gestion par à-coups des collectivités locales, n’ont fait qu’accentuer le scepticisme des Algériens, déjà hésitants pour accomplir leur devoir électoral. Invitées surprise de ces joutes électorales, les pluies, qui s’abattent depuis presque une semaine sur plusieurs wilayas d’Algérie, risquent de peser lourd dans le décompte final. Les routes coupées, les effondrements, les habitations inondées et surtout les nombreuses victimes enregistrées ça et là ne sont pas faites pour rassurer les tenants d’un optimisme exagéré, qui ont tablé durant toute la campagne sur un vote massif des électeurs. Il y a, certes, ceux qui iront voter par devoir ou par conviction partisane, mais il est difficile de convaincre tout le monde d’aller aux urnes. Il y a d’abord cette sensation de déjà-vu, puisque bon nombre de candidats postulent pour un deuxième, voire un troisième mandat, mais aussi et surtout les dégâts causés par les intempéries dans plusieurs régions d’Algérie. Ces précipitations, qui se poursuivront tout au long de cette journée, pourraient aussi être mises à profit pour justifier une éventuelle « débâcle » électorale.

Devant la hantise de l’abstention, les leaders des partis politiques, toutes tendances confondues, ont multiplié les appels au vote massif durant toute la campagne électorale pour les municipales en Algérie. A quelques exceptions près, cette campagne n’a pas été différente de celle de mai dernier, dans la forme et dans le fond, puisque une fois encore les formations politiques, en mal d’imagination, ont repris les mêmes slogans, les mêmes stratégies. « Jeunesse, logement, chômage, rupture, emploi, décentralisation, etc. » sont entre autres thèmes abordés par la majeure partie des responsables politiques et de leurs candidats pour tenter de convaincre un électorat qui avait envoyé un signal fort en direction de la classe politique un certain 17 mai 2007 en boudant en masse les centres de vote. Côté stratégie, presque toutes les formations politiques avaient opté pour des campagnes de proximité. Les ballets incessants des candidats vers les communes et autres localités auront sans nul doute été le fait marquant de cette campagne, où rares sont les partis politiques qui ont réussi à mobiliser les foules. C’est pour dire que le recours de la majeure partie des formations politiques à des campagnes de proximité, au lieu et place des meetings populaires, n’est pas fortuit.

Synthèse de Billal, www.algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran