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L’Algérie prépare la visite de Nicolas Sarkozy

 
Le visite de Nicolas Sarkozy en Algérie prévue du 3 au 5 décembre devrait être l’occasion pour les deux pays de relancer leur coopération.
jeudi 29 novembre 2007.

Nicolas Sarkozy attendu en Algérie la semaine prochaine. Sur la foi de la température relevée par son envoyée spéciale à Alger, le journal "Le Monde" suggère l’hypothèse d’une visite de Nicolas Sarkozy en Algérie moins marquante qu’il n’y paraît. Tout au plus, croit savoir Florence Beaugé, l’une des deux chargés du Maghreb au journal, le voyage vaudra par la signature de contrats économiques d’une valeur de 5 milliards d’euros, dont la moitié sous forme d’investissements français. Sans surprise, la relation mémorielle difficile entre les deux pays risque, une énième fois, de hanter le sommet franco-algérien. A Constantine, où il est attendu le 5 décembre, Nicolas Sarkozy devrait prononcer un discours, selon des éléments du programme recueillis par le Monde. Les autorités algériennes, croit savoir son envoyée spéciale, n’excluent pas, pour la circonstance, une évocation des « crimes de la colonisation » par Nicolas Sarkozy. Dans les cercles officiels à Alger, d’aucuns sont tentés de dresser un parallèle entre le discours attendu à Constantine et l’allocution prononcée à Tanger lors de sa visite d’Etat au Maroc.

Le 23 octobre, dans une intervention dédiée presque exclusivement à la Méditerranée et à son projet d’Union méditerranéenne, Sarkozy avait évoqué les « crimes » commis au temps du protectorat au détour d’un hommage appuyé au maréchal Hubert Lyautey. « Il fut l’un de ceux grâce auxquels un sentiment de fraternité a pu s’établir entre le Maroc et la France, malgré les fautes et parfois les crimes que le protectorat avaient engendrés », avait indiqué un Sarkozy d’ordinaire réticent à l’idée de regarder dans le rétroviseur de l’histoire coloniale. Dans le registre mémoriel, l’envoyée spéciale du Monde à Alger observe un « certain détachement » de l’Algérie officielle sur la page sanglante du passé franco-algérien. Après avoir érigé la « repentance » et les « excuses » au rang des préalables à une relation bilatérale chaleureuse, les autorités adoptent, ces derniers mois, un langage plus policé sur la question.

Synthèse de Billal, www.algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran