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Nicolas Sarkozy en Algérie ce lundi

 
La visite de Nicolas Sarkozy en Algérie sera l’occasion pour Paris et Alger de signer plusieurs contrats et de relancer leur coopération.
lundi 3 décembre 2007.

Nicolas Sarkozy en visite en Algérie pour trois jours. Le concret, c’est les contrats que vont signer Total et Gaz de France et l’accord de coopération dans le nucléaire. On ne sait pas de quelle nature sera cet accord de coopération dans le nucléaire sachant que l’Algérie a déjà conclu des arrangements dans ce domaine avec plusieurs partenaires. Sur les investissements directs, objet de critiques régulières de la part des responsables algériens, la réponse est déjà rodée : la France est le premier investisseur hors hydrocarbures et pourrait devenir premier tous secteurs confondus. Mais, explique Nicolas Sarkozy, renvoyant la balle au partenaire algérien, les investissements ne se « décrètent pas » et tout en notant les « efforts » faits par l’Algérie, il existe encore « beaucoup à faire pour lever certains obstacles ». « Un des points essentiels pour attirer les investisseurs étrangers est de disposer d’un secteur bancaire performant, et nos entreprises espèrent que les réformes entreprises dans ce secteur seront poursuivies ».

Le propos sonne comme un clin d’oeil à l’arrêt du processus de privatisation du Crédit populaire d’Algérie (CPA) pour lequel plusieurs banques françaises sont en lice. C’est donc un terrain où le président français Nicolas Sarkozy, « candidat du CAC 40 » comme disaient ses opposants, est à l’aise. Dans son avion, outre huit ministres et 100 journalistes, il y aura quelque 150 chefs de grandes entreprises et de PME dont il veut être le facilitateur. Comme on aime bien donner des jolis noms à ces choses-là, le porte-parole du président français, M. David Martinon, en a inventé un : « traité d’amitié simplifié ». Une jolie trouvaille pour enrober le trop terre-à-terre, « faire du business ou prendre des contrats ». Car, à l’évidence, si la polémique qui a précédé son arrivée permet d’évacuer la question de l’histoire, elle ne l’expurge pas. Sarkozy l’admet en estimant qu’il ne s’agit pas de « l’ignorer mais de l’assumer ». Mais il ne s’agit au fond que d’une formule pour passer à autre chose.

Synthèse de Billal, www.algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran