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Bouteflika au sud de l’Algérie

 
Le président Abdelaziz Bouteflika effectuera une visite à Tamanrasset dans le sud de l’Algérie qui intervient dans une conjoncture sécuritaire difficile dans le sahel.
dimanche 6 janvier 2008.

Abdelaziz Bouteflika en visite à Tamanrasset au sud d el'Algérie. Car, au-delà des aspects classiques liés aux différentes facettes du développement local, ponctué par quelques inaugurations d’infrastructures sociales, pour montrer que « les choses avancent », cette visite du chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika dans le sud de l’Algérie intervient au moment où les partisans d’un 3e mandat présidentiel se font, de plus en plus, insistants, n’hésitant plus à noyauter l’actualité, sinon à lancer le rappel des troupes pour imposer une option politique que certains partis hésitent toujours à soutenir, même au sein de l’alliance présidentielle. « Cette visite à Tam, c’est pour le 3e mandat », estime un spécialiste des déplacements du chef de l’Etat. Le problème, c’est : si « le Président Bouteflika, au regard de beaucoup de paramètres, va accepter ou rejeter l’offre de briguer un troisième mandat, via une révision constitutionnelle », ajoute la même source, selon laquelle il devrait probablement intervenir sur cette question, durant sa visite de travail à Tamanrasset, le lobby devenant trop insistant, ces dernières semaines, avec l’apparition de comités de soutien.

Au Hoggar, le président devrait, d’autre part, éluder certains dossiers chauds, notamment celui épineux et sensible de l’émigration clandestine et la criminalité transfrontalière. Avec les bandes armées du GSPC qui sillonnent la région, le Hoggar et plus bas vers le Sahel, c’est en fait toute cette partie du Sahara qui inquiète le plus. D’abord l’émigration clandestine est devenue un terreau pour l’émergence de tous les vices à Tamanrasset dans le sud de l’Algérie, ensuite elle peut s’accommoder dans ce qu’elle a de plus grave, avec les bandes terroristes et les coupeurs de routes entre Gao, Kidal et Tambouctou, pour chuter à l’intérieur du territoire algérien. Aujourd’hui, plus que jamais, le désert est devenu une zone de tous les trafics, de tous les dangers, de toutes les menaces. Et la visite du Président Bouteflika, même si cela est une pure coïncidence, intervient 48 heures après la décision de l’annulation du classique Paris-Dakar, du fait de menaces terroristes, que des experts incombent au GSPC dans la partie mauritanienne du rallye.

Synthèse de Kahina, www.algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran