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L’Algérie rejette la proposition d’enquête de l’ONU

 
L’Algérie se dit défavorable à la proposition de l’ONU de créer une commission d’enquête sur l’attentat qui a visé le siège du PNUD à Hydra près d’Alger.
samedi 19 janvier 2008.

L'Algérie refuse une enquête de l'ONU sur les attentats. La porte-parole du secrétaire général de l’Onu avait indiqué que la composition de ce groupe indépendant comprenant des « experts internationaux extérieurs à l’Onu et son mandat, sera annoncée prochainement » et qu’elle attendait la « pleine coopération des autorités algériennes ». Pas question, rétorque-t-on en Algérie, où l’on ne se contente plus de formules diplomatiques pour signifier le rejet de cette commission d’enquête. Après le chef du gouvernement Abdelaziz Belkhadem, qui avait critiqué, de Madrid, la « mesure unilatérale » de M. Ban Ki-moon, le ministre de l’Intérieur, Yazid Zerhouni, a utilisé, jeudi, des termes plus durs pour fustiger la décision du secrétaire général de l’Onu. Pour le ministre de l’Intérieur, les responsables de l’Onu se comportent « en fausse vierge effarouchée ». « Que va apporter de plus cette commission par rapport au travail déjà fait par les autorités algériennes ?

A-t-elle une baguette magique qui nous permettra d’aller faire sortir les auteurs de ces attentats du maquis ? », s’est demandé M. Zerhouni dans une déclaration à la presse. « Pourquoi ceux qui parlent de commission indépendante n’ont pas avancé leur solution magique lorsque l’Algérie combattait seule le terrorisme ? », a-t-il poursuivi. M. Zerhouni a rappelé que les institutions de l’Onu dans le monde « ont été ciblées par le terrorisme » et que des attaques ont eu lieu dans d’autres régions du monde, dont les Etats-Unis, pour souligner « qu’aucun pays n’est à l’abri de la menace terroriste ». Ces propos du ministre de l’Intérieur surviennent trois jours après une première réaction du chef du gouvernement critiquant la « mesure unilatérale » de l’Onu. Une mesure qui « ne peut être accueillie favorablement car l’Algérie fait son devoir au sujet de cette question » avait-il déclaré, en soulignant que « l’ambassadeur d’Algérie auprès de l’ONU n’a pas été consulté et l’avis de l’Algérie n’a pas été pris ». On voit mal, après ces déclarations officielles, comment la commission d’enquête de l’Onu pourrait venir à Alger et avoir « la pleine coopération des autorités algériennes ».

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran