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Les lycéens Algériens menacent de recourir à une grève illimitée

 
Les lycéens Algériens pourraient recourir à une grève illimitée si le ministère de l’Education ne donne pas satisfaction à leur revendications.
dimanche 27 janvier 2008.

La fronde des lycéens Algériens continue. En dépit des « assurances » et des « menaces » de sanctions annoncées par M. Boubekeur Benbouzid, ministre de l’Education nationale, pour contenir la montée de la grogne, les élèves des classes de terminale de nombreux lycées de la capitale ont préféré bouder les bancs de leurs établissements scolaires. Maintenant leurs revendications, ils ne veulent pas lâcher du lest. Ils étaient nombreux à investir les alentours du lycée Barberousse pour crier leur désarroi. Venus des lycées El Idrissi, Boudiaf, Ibn Nass ou Racim, les potaches ont été empêchés par les éléments de la police de se rassembler. La tension était vive. Interdits de marcher, les contestataires se sont dispersés dans le calme mais ont promis de continuer leur mouvement jusqu’à la satisfaction de leur revendication. La même qui revient telle une antienne dans les propos des élèves, à savoir l’allégement du programme.

Pour l’instant, rien ne se profile à l’horizon, affirment-ils en chœur, si ce n’est cette promesse « vague » du ministre de ne programmer au bac que les cours dispensés durant l’année. « Nous voulons du concret », relèvent-ils encore. Wissam est en troisième année secondaire au lycée Barberousse (Delacroix) : « Nous sommes lésés. On ne peut pas suivre la cadence des programmes, d’autant plus qu’ils sont surchargés », estime-t-elle. Et d’ajouter : « Les professeurs sont avec nous. » Pour elle, le ministre a répondu à des questions « que nous n’avons pas posées », dans une allusion à l’annonce de l’annulation de l’approche par compétences. Elle prévient que si le ministre n’accède pas « concrètement » à leur revendication, les élèves iront vers une grève illimitée. « Tant que rien n’est fait, nous serons toujours ici à manifester », avertit Wissam, déterminée. Du côté de Ruisseau, mêmes scènes de colère et d’insatisfaction. Cette fois, la contagion a touché des élèves de deuxième année secondaire. « On ne peut pas suivre les programmes. Eux-mêmes, les enseignants, trouvent des difficultés dans l’application des mêmes programmes », dira une élève en 2e AS, vite confortée par ses camarades. Et les sanctions de Benbouzid ? Elle soutient que le ministre ne pourra pas sanctionner tous les Algériens.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après La Tribune