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L’Algérie dénonce les dérapages de la Libye

 
L’Algérie a dénoncé par la voix de Farouk Ksentini les traitements barbares pratiqués par la Libye sur trois prisonniers Algériens.
lundi 28 janvier 2008.

L'Algérie dénonce l'attitude de la Libye. Maître Ksentini invité de l’émission « En toute franchise » parlera également des Algériens emprisonnés dans d’autres pays et citera en ce sens la Tunisie. Selon le président de la Commission nationale consultative pour la protection et la promotion des droits de l’homme (CNCPPDH), trois Algériens dont une femme se sont vus amputés d’une main en Libye et certains autres ont été condamnés à mort dans ce même pays. « Il est inconcevable que des Algériens expatriés pour gagner de l’argent en Libye soient considérés comme des malfaiteurs », s’indignera maître Ksentini pour souligner « je ne crois pas à la justesse de ces jugements des Algériens dans ce pays ». Le président de la CNCPPDH rassurera en disant que l’Etat algérien n’abandonne pas ses ressortissants. Dans cette veine, l’invité de la chaîne trois ne manquera pas de faire remarquer que de par son histoire récente l’Algérien a été fragilisé. « La réputation de l’Algérie elle-même a été fragilisée », dira-t-il, pour mettre en avant les efforts fournis par le président de la République Abdelaziz Bouteflika pour redorer le blason du pays. « Les préjugés sont difficiles à combattre », devait-il toutefois préciser.

Rappelons que le ministre de la Justice, M. Tayeb Belaïz, avait, dans une déclaration à la presse en marge de la visite d’inspection des travaux d’aménagement de la résidence des magistrats à Ben Aknoun, le 23 janvier dernier, affirmé qu’il n’existait aucune convention entre l’Algérie et la Libye qui permette le rapatriement d’Algériens détenus dans les prisons libyennes pour purger dans le territoire national leur peine prononcée par la justice libyenne. Interrogé sur l’affaire Messili qui vient ces derniers temps de rebondir en France, maître Ksentini dira d’abord que c’est une affaire qui remonte à longtemps pour ajouter « il a été assassiné, il est tout à fait normal que ses assassins soient poursuivis par la justice ». L’invité de l’émission insistera à dire que sur le plan intellectuel et intrinsèque, il faut que le crime de cet Algérien soit puni. Toutefois, il n’exclut pas une instrumentalisation de l’affaire Messili par la France au moment où les relations entre l’Algérie et l’Hexagone restent passionnées.

Synthèse de Ahlem, www.algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran