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La situation des droits de l’homme en Algérie reste fragile

 
La situation des droits de l’homme en Algérie a été abordée par maître Farouk Ksentini le président de la CNCPPDH invité de la radion chaîne III.
lundi 28 janvier 2008.

Farouk Ksentini s'exprime sur les droits de l'homme en Algérie. Sur la situation des droits de l’homme en Algérie, maître Farouk Ksentini, président de la Commission nationale consultative pour la protection et la promotion des droits de l’homme (CNCPPDH), dira qu’il est présomptueux de dire que les droits de l’homme vont bien. Mais ils vont mieux, devait-il ajouter avec l’argumentaire qui s’articule autour de la réforme de la justice, de la réconciliation nationale qui de son avis est une entreprise qui n’avait pas de précédent, qui a été menée à bien et qui a atteint ses objectifs. Non sans relativiser ce point de vue en disant que les objectifs n’ont pas été totalement atteints mais le principal a été réalisé, dira-t-il en faisant référence au retour de la paix en Algérie. Maître Ksentini opposera un démenti quand il abordera la question des droits sociaux en soulignant qu’il n’avait jamais parlé d’explosion sociale mais de tension. Une tension qui est palpable selon lui à travers la mal-vie du citoyen. Le gouvernement s’est attaqué aux problèmes qui se posent au citoyen, mais les efforts fournis n’ont pas encore abouti, déclarait maître Ksentini.

« En qualité de sentinelle, nous avons constaté des choses alarmantes et nous avons alerté qui de droit », dira-t-il. Pour signifier que des solutions existent et qu’il y a des hommes et des femmes capables d’apporter ces solutions en Algérie. Parlant de la détention préventive, il dira qu’elle pose toujours problème en relevant que des abus dans le recours à la détention préventive existent toujours mais ils sont moindres. « La détention préventive doit demeurer une mesure exceptionnelle », selon maître Ksentini. Les choses progressent de l’avis du président de la CNCPPDH. N’empêche le nombre de détenus est excessif selon ce même avis. Interrogé sur la question de la torture en Algérie, l’invité de l’émission opposera un net démenti en soulignant qu’il n’y a absolument pas de lieux de torture ou de détention secrets. « La torture a complètement disparu de notre pays », insistera-t-il à dire.

Synthèse de Ahlem, www.algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran