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La révision de la constitution en Algérie fait débat

 
La question de la révision de la constitution en Algérie sera tranchée en mars prochain par le président Abdelaziz Bouteflika selon Abdelaziz Ziari.
samedi 2 février 2008.

Abdelaziz Bouteflika s'exprimera sur la révision de la constitution en Algérie. Après une semaine « riche en appels » à la révision de la Constitution en Algérie, émanant du Parlement mais aussi de l’Organisation nationale des moudjahidine (ONM) et de nouvelles formations politiques qui emboîtent le pas au Front de libération nationale (FLN) et au Rassemblement national démocratique (RND), le président de l’Assemblée populaire nationale (APN), M. Abdelaziz Ziari a précisé que la réponse à ces appels sera connue en mars prochain. « C’est dans le courant du mois de mars que la question sera clarifiée », a-t-il déclaré, en réponse à une question sur la décision du président de la République inhérente à la révision de la Constitution. Rappelant que cette prérogative, selon la Constitution en vigueur, appartient au chef de l’Etat, M. Ziari a soutenu que rien ne pouvait empêcher les formations ou les représentants du peuple d’exprimer leur souhait de voir le texte fondamental révisé. Il exprimera même son souhait de voir cette révision constitutionnelle passer par la voie parlementaire en souhaitant qu’elle soit inscrite dans le programme de la session de l’APN en mars prochain.

Le président de l’APN soulignera, par ailleurs, son appartenance au FLN. Une appartenance qui fait de lui un partisan d’un troisième mandat présidentiel pour Abdelaziz Bouteflika. En tant que militant du FLN, a soutenu M. Ziari, « je défends la thèse que le président du parti soit candidat à la présidence de la République pour un autre mandat ». Expliquant clairement que l’objectif essentiel de cette révision est de permettre au chef de l’Etat de briguer un troisième mandat, M. Ziari affirmera que pour que cela soit possible « nous avons besoin de la révision de la Constitution, parce qu’il n’ y a aucune raison d’arrêter un processus qui se poursuit et qui, pour nous, est indispensable et stratégique pour l’Algérie ». Il ajoutera que le FLN a le « sentiment profond » que le président Bouteflika est un « facteur de stabilisation de la vie politique et des institutions ». Ce qui l’amènera à soutenir que le chef de l’Etat « est la personnalité qui a le plus de chance, aujourd’hui dans le pays, de réunir le maximum de consensus autour de lui ».

Synthèse de Ahlem, www.algerie-dz.com
D’après La Tribune