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Le financement de la sécurité sociale en Algérie en débat

 
Un comité d’experts est crée en Algérie pour proposer une nouvelle stratégie de financement du système de la Sécurité sociale.
dimanche 10 février 2008.

Vers une réforme du financement de la Sécurité sociale en Algérie. Composé de représentants des ministères du Travail et des Finances, de l’UGTA, du patronat, du FNTR, de la CNAS, du CASNOS et d’experts, le comité en question aura, selon le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, M. Tayeb Louh, à trouver d’autres sources ou formules de financement en dehors des cotisations des employés et des assurés sociaux. « Les cotisations sont insuffisantes », a expliqué M. Louh, indiquant que les changements économiques imposent la révision du système de financement actuel de la sécurité sociale en Algérie. Pour lui, les dépenses de la Sécurité sociale concernant la couverture sanitaire ont atteint 135,5 milliards de dinars en 2006, dont 54 milliards sont consacrés à la prise en charge des médicaments. En 2007, les dépenses de la CNAS en matière de médicaments étaient de 60,6 milliards de dinars, alors que le FNPOS avait dépensé 3,33 milliards.

M. Louh a estimé que ces dépenses « colossales » prouvent que l’Etat a fait un grand pas dans la prise en charge des besoins des assurés sociaux et des ayants droit. Ce comité aura un mandat de mission de 6 mois pour faire un rapport annoté de propositions et d’analyses capables d’apporter de nouvelles solutions pour la réforme du système de financement de la Sécurité sociale en Algérie. Affirmant que 1,7 million de personnes sont concernées par le tiers-payant de la CNAS, le ministre a soutenu que ce système sera généralisé en 2012. « Les horizons et les objectifs de la feuille de route avancent à un rythme acceptable », a-t-il commenté. Par ailleurs, dans le cadre de la réforme du système de la Sécurité sociale, le ministre a rappelé que la CNAS conclura, dans deux mois, un conventionnement avec les médecins. Cette opération, qui entre dans le cadre de la mise en place de la carte magnétique « Chiffa », a été déjà appliquée pour les officines de pharmacie. Elle concernera les régions où ladite carte magnétique a été lancée, à savoir 10 wilayas du pays, avant d’être généralisée graduellement.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après La Tribune