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La grève dans la fonction publique en Algérie très suivie

 
La grève nationale des travailleurs de la Fonction publique a été largement suivie en Algérie selon un cadre de la CNAPEST.
lundi 11 février 2008.

La grève dans la Fonction publique en Algérie massivement suivie. C’est, en effet, à l’issue des évaluations faites sur l’ensemble du territoire national quant à l’importance de l’adhésion des travailleurs de la Fonction publique que les syndicats autonomes ont pu mesurer le taux de suivi. Selon Ali Lemdani, porte-parole du Conseil national autonome des professeurs d’Enseignement du secondaire (CNAPEST), « la grève dans le secteur de l’Education en Algérie a été largement suivie ». Chiffres à l’appui, il expliquera que « la grève a été suivie à 100% dans plusieurs wilayas du pays à l’image de Bouira et Tipaza », à la mi-journée. A Alger, le mot d’ordre de grève a recueilli l’approbation de la famille de l’Education à hauteur de 94%. « Imaginez qu’à Alger, 114 lycées ont observé la grève avec un taux de 94% constaté à 10 heures du matin ».

En effet, lors d’une tournée dans quelques lycées d’Alger, à l’image d’El-Mokrani de Ben Aknoun ou de Amara Rachid d’Alger-centre, il a été constaté de visu le respect du mot d’ordre de grève. A Constantine, le débrayage a été également important, note Lemdani, arguant que « sur les 46 lycées que compte la wilaya, 45 ont fait grève ». L’autre exemple donné est celui de la wilaya de Biskra dans le sud de l’Algérie où les fonctionnaires ont boudé le travail dans une proportion de 85%, note le même interlocuteur. Dans le secteur de l’administration au sein de la Santé, des Communes, Daïras, Wilayas et de la Formation professionnelle, le débrayage a été suivi, mais à un degré moindre par rapport à celui de l’Education. C’est du moins ce qui est démontré à travers les chiffres rendus publics par le Syndicat national autonome du personnel des administrations publiques (SNAPAP). Selon Mohamed Hadjillani, le coordinateur de ce syndicat fortement implanté au sein des administrations publiques, contrairement à l’UGTA, « le taux de grève dans l’administration a été de 80% ».

Synthèse de Kahina, www.algerie-dz.com
D’après La Voix de l’Oranie