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Le FLN veut un autre mandat pour Bouteflika en Algérie

 
Le parti du FLN fait activement campagne en Algérie en faveur de la révision de la constitution qui permettrait un 3e mandat au président Bouteflika.
lundi 18 février 2008.

Abdelaziz Belkhadem - Algérie. Abdelaziz Belkhadem multiplie les occasions pour appeler à un troisième mandat présidentiel pour Bouteflika en Algérie. En agissant ainsi, Belkhadem veut faire de 2008, une année courte et brève pour arriver vite à ce qu’il qualifie de « rendez-vous électoraux importants ». Le premier de ces rendez-vous est, selon toute vraisemblance, la révision de la Constitution à laquelle il appelle depuis quelques années. Mais, le plus important à ses yeux est incontestablement celui relatif à l’élection de Bouteflika pour un troisième mandat. Son appel aux militants du FLN à plus de discipline sonne comme un avertissement à ceux qui veulent enfreindre une décision - celle de faire gagner Bouteflika - qu’il a décrétée loi en contradiction avec toutes les autres régissant la République et ses institutions. Le SG du FLN a souligné dans ce même contexte que « cet appel à la discipline est pour que notre parti reste un parti d’idées et d’initiatives ». L’on se demande de quelles idées et de quelles initiatives Belkhadem veut parler quand on sait que sa mission à la tête de l’Exécutif, devrait lui interdire - de par l’éthique politique - de travailler pour des objectifs électoraux en dehors de leur temps légal.

Ahmed Ouyahia, qui soutient désormais la révision de la Constitution et le troisième mandat, avait dit un jour : « tout le monde sait dans quelles conditions la Constitution de 1989 a été amendée ». C’était au temps où les pouvoirs en place avaient consacré l’islamisme comme tendance politique légale pour, pensaient-il, « enivrer » les masses par des discours religieux et les empêcher ainsi d’un droit de regard sur la gestion des affaires de l’Etat. Les choses ayant mal tournées, ils se sont vus obligés de barrer la route à cet islamisme institutionnel par des subterfuges plus légaux, par une révision de la Constitution. C’est ce que Ouyahia et ses pairs appellent « des circonstances d’urgence ». L’urgence aujourd’hui est, selon les courtisans de Bouteflika, un troisième mandat présidentiel en Algérie. Elle est érigée ainsi sur fond de rejet d’alternances politiques, d’autoritarisme, d’arrogance, du culte de la personnalité, d’incompétence, d’exclusion de la liberté d’opinion, enfin, tout ce qui nuit tout autant que l’islamisme, aux évolutions positives de la société dans toutes ses dimensions.

Synthèse de Billal, www.algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran