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L’ambassadeur de France en Algérie s’exprime sur les mines

 
La France a remis à l’Algérie les plans des mines unilatéralement sans demande officielle d’Alger selon l’ambassadeur Bernard Bajolet.
mercredi 27 février 2008.

L'Algérie ne nous a jamais demandé les plans des mines. Bernard Bajolet, ambassadeur de France à Alger, a assuré qu’il est naïf d’attendre autre chose des archives françaises que la glorification de la période coloniale. En ce qui concerne les plans des mines, l’ambassadeur a précisé que les autorités algériennes n’ont pas demandé à les obtenir, comme il a salué les étapes franchies par le président Sarkozy, pour la reconnaissance du passé colonial de la France.

El Khabar : Une polémique a été soulevée récemment au sujet des archives remises par la France à l’Algérie. Quelle est votre version sur ce qui s’est passé ?

Bernard Bajolet : Il s’agit des archives de l’institut national audiovisuel (français), et son directeur a demandé de collecter, sans distinction, tous les documents filmés qui ont un rapport avec l’Algérie. Il a été dit que ces archives glorifient la période coloniale, mais nous ne devons pas être naïfs car ces archives reflètent la pensée dominante à cette époque. Ce sont des archives de propagande. Je pense qu’il y a des documents filmés par l’Armée et le Front de libération nationale, qui pourraient créer un équilibre. Il y aussi les archives de la période coloniale, qui sont propriété de l’administration coloniale, et nous sommes prêts à les mettre à la disposition des Algériens, et à leur remettre des copies. Nous sommes même prêts à étudier les demandes des chercheurs algériens qui veulent avoir accès aux documents secrets.

El Khabar : La France a récemment remis les plans des mines à l’Algérie, pourquoi avoir attendu tous ce temps et ces plans ont-ils une valeur aujourd’hui ?

Bernard Bajolet : L’Algérie ne nous a pas demandé les plans des mines officiellement, bien que nous parvenaient des critiques à ce sujet, jusqu’au moment où les autorités françaises ont décidé spontanément et unilatéralement de remettre ces plans. La décision est venue très tard, je ne comprends pas personnellement pourquoi on ne les a pas remises après l’indépendance. J’ai entendu certains dire qu’elles n’ont pas d’importance, alors que d’autres assurent le contraire. Le dernier mot revient aux experts algériens, et le président Sarkozy a également pris une décision positive pour la prise en charge des blessés et des estropiés des mines.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après El Khabar