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L’Algérie investira 9 milliards dans l’alphabétisation

 
L’Algérie va consacrer 9 milliards de centimes pour financer un programme d’alphabétisation des adultes.
mercredi 27 février 2008.

L'alphabétisation en Algérie. C’est ce qu’a indiqué Boubekeur Benbouzid, ministre de l’Education, hier, lors de l’installation du conseil d’orientation de l’Office national d’alphabétisation et de l’enseignement des adultes au sein de son département ministériel. La stratégie adoptée par le Conseil de gouvernement le 23 janvier dernier, est basée sur un plan d’action projeté sur 10 ans (2007-2016). Elle vise, d’après le représentant du gouvernement, l’éradication du phénomène de l’analphabétisation auprès de 6 400 000 personnes en Algérie. Mieux, elle retient comme principe l’élargissement de la responsabilité de la lutte contre l’analphabétisation à tous les secteurs concernés de l’Etat et à toute la société civile et la consécration du recours à toutes les structures d’accueil relevant de l’Etat et susceptibles d’abriter des activités d’alphabétisation. « Le conseil d’orientation que je viens d’installer aujourd’hui, c’est un nouveau décret qui fait donc des organisations non gouvernementales des partenaires à plein temps et à part entière », dira M. Benbouzid.

Mme Barki, présidente de l’association Iqra a soulevé le cas de centaines d’enseignants, exerçant au sein de son organisation depuis des années, menacés de licenciement faute de ne pas être diplômés de l’enseignement supérieur. « Il est inconcevable de se passer des services de ces encadreurs qui sont en train d’assurer un travail formidable au service de cette frange de société. » Lui emboîtant le pas, le représentant de l’association El-Qalam évoquera les conditions de travail parfois très difficiles de ces encadreurs notamment dans les régions rurales de l’Algérie profonde. « Ces formateurs, qui font leur travail avec passion et amour, rencontrent énormément de problèmes en termes de moyens. Malgré cela, ils continuent à le faire. Pensez-vous que les licenciés qui seront recrutés à leur place s’attacheront à ce métier pour toujours ? », s’est-il interrogé. Et d’ajouter : « Nous ne sommes pas contre le recrutement des universitaires, mais il faut garder l’effectif en place qui a acquis beaucoup d’expérience. »

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après Info Soir