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La modernisation du transport de voyageurs en Algérie en marche

 
De nouvelles mesures visant à moderniser le secteur du transport de voyageurs en Algérie ont été mises en place.
jeudi 6 mars 2008.

Le transport de voyageurs en Algérie. Le ministère des Transports a décidé d’accorder un délai allant du 10 mars au 31 décembre de l’année en cours à tous les professionnels du transport de voyageurs en Algérie afin de prendre attache avec les directions des transports des wilayas pour renouveler, par étapes, les documents nécessaires à l’exercice de leur activité. Lors d’un séminaire organisé hier au ministère des Transports et consacré au problème des transporteurs, le secrétaire général du ministère, M. Mohamed Aouali, a expliqué que ces nouvelles mesures fixent désormais les conditions d’accès à la profession de transporteur routier de voyageurs et de marchandises. Les nouvelles mesures, note-t-il, portent sur les qualifications professionnelles, les conditions de sécurité et de qualité de service ainsi que les moyens matériels. De même, la durée de validité des documents administratifs pour l’exercice de cette activité, qui a littéralement explosé ces dernières années, est désormais limitée mais renouvelable sous certaines conditions, auxquelles le transporteur doit impérativement répondre sous peine de se voir refuser les autorisations nécessaires.

En instaurant ces nouvelles règles, le ministère, explique M. Aouali, compte réhabiliter l’activité du transport routier de personnes et de marchandises en Algérie et du coup restituer au service public la place qui lui sied à travers « un assainissement strict des fichiers des professionnels du métier ainsi que de leurs véhicules. De son côté, le directeur des transports routiers, M. Mourad Khoukhi, a fait savoir hier que la priorité sera accordée en premier lieu à la maîtrise du nombre impressionnant d’exploitants privés qui exercent l’activité du transport de voyageurs et qui avoisinent, selon lui, 68.000 transporteurs, en particulier ceux qui exploitent les lignes urbaines, comme c’est le cas dans les grandes villes du pays, où règne une véritable anarchie. Le directeur des transports soulignera lors de son intervention que cette « situation d’anarchie » est due, entre autres, à la méconnaissance des exploitants des lignes, des règles et dispositions qui régissent leur profession, mais aussi au manque d’infrastructures, notamment les gares routières. Le même responsable a affirmé que le ministère des Transports est sur le point d’élaborer une base de données qui permettra un « assainissement profond et un suivi rigoureux des différents fichiers portant sur les opérateurs de véhicules et les lignes exploitées ainsi que les lignes encore disponibles ».

Synthèse de Billal, www.algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran