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Découverte en Algérie de plantations de cannabis et d’opium

 
Une dizaine de plantations de cannabis et d’opium ont été découvertes en Algérie dans la wilaya d’Adrar par la Gendarmerie nationale.
mercredi 12 mars 2008.

L'Algérie en phase de devenir le nouveau royaume de l'opium. Cette nouvelle découverte de plantations de cannabis et d’opium renseigne sur l’ampleur de la prolifération de ce trafic en Algérie. La semaine dernière, deux tonnes de cannabis, dont la valeur est estimée à quelque deux cents millions de dinars, ont été saisies dans la région de Béchar, à la frontière algéro-marocaine, alors que le 3 mars dernier une autre opération contre des narcotrafiquants a permis la saisie de plus de deux autres tonnes de drogue. En avril dernier, les éléments de la Gendarmerie nationale avaient découvert à Ksar Bahamou, dans la commune de Talmine (wilaya d’Adrar), une plantation contenant 43 000 plants d’opium et 500 autres de cannabis. Les mêmes éléments avaient découvert, un jour auparavant, à Ksar Bahamou, toujours dans la commune de Talmine, une plantation de cannabis et d’opium contenant seize mille plants de la même substance et quarante-cinq autres de cannabis. Le 22 avril 2007, les mêmes éléments avaient découvert dix plantations de cannabis et d’opium d’une superficie totale de quinze hectares à Ksar Yahia Idris, commune de Talmine.

Un simple calcul arithmétique donne une découverte de 15 060 plants de cannabis et de 24 724 d’opium saisis en moins d’une semaine dans la seule wilaya d’Adrar, en plus des 180 kg d’opium. Ce qui risque de faire de l’Algérie, aujourd’hui pays de transit, un pays producteur. Parce qu’il faut le dire, l’Algérie est depuis un moment déjà un pays de transit de la drogue, acheminée par ses frontières de l’Ouest. C’est dans des véhicules tout-terrain, abandonnés près de la frontière algéro-marocaine, qu’a été effectuée la dernière saisie de deux tonnes de drogue. « Les narcotrafiquants, qui avaient été pris en chasse par des gardes-frontières, ont réussi à s’enfuir vers le Maroc », avait indiqué un communiqué de la Gendarmerie nationale. Les quantités saisies quotidiennement dans différentes régions du pays confirment que l’Algérie est une plaque tournante de culture, de commercialisation et de consommation de drogue. L’Algérie est passée ainsi de statut de pays de transit, puis de consommateur à celui de producteur. A ce sujet, il faut rappeler la déclaration du ministre de la Santé, M. Amar Tou, qui a affirmé que « la moitié de la drogue transitant par notre pays est consommée localement ». Outre le fait que les quantités saisies témoignent de l’imminence du danger qui guette le pays, elles nous poussent à nous interroger, dès lors, sur le volume réel de ce poison ayant échappé à la vigilance des services chargés de lutter contre la drogue et sur la quantité de stupéfiants consommée en Algérie.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après La Tribune