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La Kabylie plongée dans l’insécurité

 
L’insécurité se répand en Kabylie où un récent enlèvement d’un entrepreneur à Maâtkas allonge la macabre liste de terreur dans cette région.
mercredi 12 mars 2008.

L'insécurité en Kabylie. Cette nouvelle manière de traumatiser les citoyens de la Kabylie s’ajoute au climat d’insécurité totale régnant dans la région. Attentats terroristes, attaques à mains armées, enlèvements..., sont le lot quotidien de ces citoyens, lesquels se sont retrouvés, en l’espace de deux années, la cible préférée des groupes terroristes et autres bandes de gangsters. Afin de renflouer les caisses des groupes islamistes armés, les acolytes de Abdemalek Droukdel ciblent les entrepreneurs et les fils des riches familles de la région. Ces enlèvements, qui n’épargnent même pas les enfants, sont suivis de demande de fortes rançons. Ce terrorisme reconverti aux affaires et à la collecte d’argent n’est pas sans conséquences fâcheuses sur les investissements en Kabylie. Ainsi, après la désertion du terrain par les entrepreneurs lors du Printemps noir avec la délocalisation de leurs unités, la crainte de s’exposer à une menace de kidnapping ou d’assassinats omniprésente les éloigne davantage de cette région.

L’absence de toute activité industrielle en Kabylie qui pourrait absorber le taux effarant du chômage s’ajoute à une situation déjà critique. L’insécurité constitue une forte pression sur les hommes d’affaires de la région qui ont choisi de partir plutôt que de risquer leurs biens et leurs vies. La résistance des citoyens de Kabylie face à ce terrorisme d’un nouveau genre et l’indifférence des pouvoirs publics, en charge de la mission de sécurité des citoyens et des biens, ne semble pas la meilleure riposte. L’adage dit, " Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse ". Devant la persistance de cette situation, la Kabylie risque de devenir encore plus vulnérable et ce sera la libre voie à tous les dépassements. La paix éphémère, qu’elle cherche au péril de sa vie, risque aussi de la conduire vers des horizons fermés. La cohésion sociale comme rempart contre ces agressions répétées, ne peut rien devant la sauvagerie de ces groupes, qui choisissent les monts boisés de la région comme zone de repli et d’action.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après la Dépêche de Kabylie