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Les réformes en Algérie doivent être accélérées

 
Les retards dans la mise en place des réformes économiques et institutionnelles en Algérie pénalisent le pouvoir d’achat et le bien-être des Algériens.
samedi 15 mars 2008.

L'Algérie et les réformes économiques. En 2008, sous n’importe quel angle, l’économie algérienne est totalement dépendante des hydrocarbures comme l’Algérie l’est pour son alimentation, laquelle est dépendante des fluctuations des cours à l’échelle mondiale. L’entreprise qui est créatrice de richesses, génératrices de croissance, d’emplois, de bien-être pour le plus grand nombre n’est au cœur d’aucun dispositif volontariste. Les privatisations d’un ou de plusieurs hôtels, de quelques minoteries, éventuellement du CPA, ne pèsent pas lourd. Des complexes luxueux destinés à quelques Algériens, sur le littoral algérois, et à des étrangers ne féconderont nullement l’Algérie profonde où des dizaines de wilayas n’ont pas une seule piscine pour les jeunes, pas un théâtre, une salle de cinéma et encore moins des réseaux de PME/PMI adaptées à chaque profil géographique afin d’employer une jeunesse dont une partie finit devant la justice pour... délit de harraga, chair à canon d’un intégrisme qui tue chaque jour des soldats, des civils, des gendarmes et des civils. Et c’est le statut de laboratoire conféré à la Kabylie pour le terrorisme, le banditisme, le racket, les enlèvements et par les chasseurs des « non musulmans » qui inquiète devant l’indifférence du Parlement et des seules réponses policières.

A 111 ou 50 dollars le baril, les Algériens vivent mal et ne comprennent pas le laisser-faire devant la dégradation du cadre de vie, les rues défoncées, l’anarchie dangereuse des transports collectifs, l’affaissement de l’administration qui brille par la bureaucratie et son enrôlement politique à chaque élection. Il se trouve que l’Algérie va vers un plébiscite parlementaire ou un référendum pour une révision constitutionnelle accolée à une série d’archaïsmes pour « pousser » M. Bouteflika à demander au peuple un troisième mandat, en attendant qu’il se décide et annonce la formule qui lui convient. Mais le charivari des appareils, grands et minuscules, d’obscures associations intéresse-t-il en toute conscience des électeurs qui ont déjà donné une leçon à travers une abstention massive lors des derniers scrutins ? Si le président Bouteflika est candidat à sa propre succession et si ses principaux soutiens, ceux qui comptent réellement aux yeux du monde extérieur, veulent un véritable soutien populaire à la démarche du premier magistrat, il y a des décisions vitales à prendre et des pratiques à éradiquer de toute urgence pour moderniser le pays.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après La Tribune