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L’Algérie va bien selon Abdelaziz Bouteflika

 
Le président Abdelaziz Bouteflika a estimé que l’Algérie est sur la bonne voie et a tenté de rassurer les Algériens sur l’avenir du pays.
samedi 15 mars 2008.

L'Algérie de Bouteflika. Dans une interview accordée, mercredi dernier, à l’agence anglaise Reuters, le président de la République Abdelaziz Bouteflika a éludé la question de son avenir immédiat à la tête de l’Etat. « Pour l’instant, il s’agit pour moi d’achever correctement mon deuxième mandat, en espérant atteindre tous les objectifs que je m’étais fixés et qui faisaient l’objet de mon programme électoral », a, en effet, répondu le chef de l’Etat à une question relative à sa position par rapport à l’élection présidentielle de l’an prochain. Pour la première fois depuis longtemps, Abdelaziz Bouteflika a reconnu que l’institution militaire « a joué » un rôle sur l’arène politique en Algérie. Un rôle qu’elle abandonnera une fois des institutions fortes mises en place. « L’armée [...] a joué un rôle très important dans la vie de notre pays, tout en respectant le cadre qui lui a été fixé par la Constitution », a dit le chef de l’Etat, avant d’ajouter que « ce rôle décroît en importance à mesure que les institutions politiques de l’Algérie se renforcent et gagnent en efficacité pour prendre entièrement en charge leurs responsabilités ». « L’armée est ainsi appelée à devenir une armée professionnelle, comme cela a déjà commencé à se faire, conformément aux orientations de notre politique », a-t-il poursuivi.

Toujours dans le chapitre élections, le chef de l’Etat a dû répondre, encore une fois, à la question relative à son état de santé, une question qui revient souvent depuis son hospitalisation, en France, en novembre 2005. « Tout le monde sait que j’ai été malade et que j’ai dû suivre une convalescence sérieuse. Mais maintenant, j’ai repris mes activités normales et je ne pense pas que mon état de santé doive encore susciter des commentaires ou des supputations plus ou moins fantaisistes », a tranché le président de la République comme pour couper court à toute spéculation sur le sujet. En la matière, Bouteflika a toujours répondu de la même manière. L’interview accordée à l’agence britannique est une occasion inouïe pour le chef de l’Etat de revenir sur les derniers attentats qui ont ensanglanté l’Algérie et de lier ces derniers au terrorisme international. Il a fait savoir que c’est un phénomène « transnational », assurant qu’il sera « plus facilement réduit par le renforcement d’une coopération internationale loyale en la matière ». « A l’instar de tout autre pays, l’Algérie ne peut prétendre à une sécurité absolue », se demandant « quel pays peut aujourd’hui être assuré contre toute attaque terroriste, alors que nous voyons de telles attaques se développer un peu partout dans le monde ». Au vu des politiques engagées, la réconciliation nationale en tête, a-t-il estimé, « les derniers attentats en Algérie ne sont que la manifestation du désarroi et du désespoir d’un terrorisme qui tente de prouver encore sa présence et sa nocivité ».

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après La Tribune