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La frégate La Motte-Picquet accoste à Alger

 
La frégate anti-sous-marine (ASM), La Motte-Picquet, a accosté hier, à 8h30, au quai n°9 du port d’Alger.
dimanche 28 novembre 2004.

Escortée depuis les limites des eaux territoriales algériennes par deux vaisseaux de la marine nationale, Raïs Hamidou et Raïs Corso en l’occurrence, le navire de guerre de la marine française de 140 m de longueur, équipé d’engins sous-marins et d’hélicoptères et doté de moyens de détection les plus perfectionnés, a été accueilli avec les honneurs par les officiers de la marine nationale algérienne.

Le colonel Xavier Gariel, commandant de bord du vaisseau français, a été reçu, à sa descente du bâtiment, par le colonel Mustapha Benyahia, commandant de la façade maritime Centre, et le commandant de la base navale d’Alger, le colonel Abdelmalek Abbad. Selon Adlène Chérif, chef de la cellule de communication du commandement des forces navales, cette escale de trois jours de La Motte-Picquet entre dans le cadre de « la coopération entre les deux forces navales ».

Cette halte sera ponctuée par des activités culturelles (visites de sites touristiques, conférences, etc.) et d’exercices en haute mer. Sur ce point précis, le colonel Adlène Chérif a affirmé que cela constitue « une opportunité afin de mieux comprendre certains concepts à travers un échange d’information, suivis de tirs d’artillerie en surface pour renforcer et maîtriser les techniques de ce domaine ». Des manœuvres tactiques conformément aux normes internationales de l’Otan, et durant lesquelles seront utilisés un bâtiment d’escorte et de lutte anti-sous-marine et un bâtiment lance-missiles, auront lieu mardi prochain juste après l’appareillage du navire français.

Cette escale, qui marque le retour d’un bâtiment de la marine française après trois années d’absence, est la troisième activité entre les forces navales algériennes et la marine française après celle du 15 août 2004 qui a vu l’Algérie prendre part, avec trois bâtiments, à la revue navale de Toulon (France) et à celle de l’Euromarfor (European Maritime Forces) conduites par les forces navales françaises en septembre dernier à Alger. Pour la journée d’aujourd’hui, une conférence de presse sera organisée, à 10h30, à bord de la frégate par le commandant de La Motte-Picquet. S’ensuivra une conférence au siège du commandement des forces navales qui aura lieu à 13h et qui sera animée par un officier français à l’adresse des officiers de l’ANP. Dans la même journée, le personnel navigant de la frégate visitera le musée central de l’armée à Riad El Feth et disputera, à 13h30, un match de football au complexe sportif de Ben Aknoun contre son adversaire des forces navales algériennes.

La frégate, La Motte-Picquet, du nom d’un lieutenant-général des armées navales françaises (1720-1791), est entrée en service le 18 février 1988. Elle est considérée comme une composante importante de la force d’action navale française. Déjà en1990, ce vaisseau a participé à la mission « Artimon » de contrôle de l’embargo contre l’Irak, puis Bérénice pour une opération d’évacuation des ressortissants en Somalie. En 1993, elle est engagée en Adriatique dans la mission Balbuzard destinée à assurer la sécurité des éléments français de la Forpronu engagés en ex-Yougoslavie.Le navire a fait partie de l’opération « Sharp Guard » de contrôle de l’embargo contre la Serbie et le Monténégro, puis « Trident » en Yougoslavie. En 2001, le bâtiment est engagé, avec le porte-avions Charles de Gaulle, au sein de la « Task Force 473 », à la mission Héraclès de lutte contre les réseaux terroristes en mer d’Oman. La frégate peut atteindre une vitesse de 30 nœuds sur turbines à gaz et 21 nœuds sur turbine diesel.

Par Kerri N., El Watan