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La violence à l’égard des femmes en Algérie

 
La violence à l’égard des femmes en Algérie a atteint un pic vertigineux selon le lieutenant Wahiba Boumediene de la Gendarmerie nationale.
vendredi 21 mars 2008.

La violence contre les femmes en Algérie. En dépit des modifications apportées en 2005 au Code de la famille, la violence à l’égard des femmes en Algérie continue de suivre une courbe ascendante, a relevé le lieutenant. Une réalité que vient confirmer une enquête menée durant le premier trimestre 2008 par la Gendarmerie nationale. Cette étude a concerné 9033 femmes. Le lieutenant Wahiba Boumediene a constaté l’existence de trois types de violence à l’égard des femmes : corporelle, sexuelle et psychologique. Surprise, ce sont les enfants qui sont le plus enclins à maltraiter leurs mères. 50% des femmes victimes de violence ont avoué avoir été battues par leurs descendants directs. Dans la plupart, cette violence se traduit par des coups et blessures volontaires. Autre chiffre effarant : 73% des agressions contre les femmes se déroulent à l’intérieur du domicile conjugal.

Le plus souvent l’auteur en est le mari. « Une réalité amère qui s’explique par la mentalité souvent rétrograde des Algériens. Nombreux sont ceux qui croient que le mari a un droit de vie et de mort sur son épouse », commente Mme Boumediene. La nature des agressions se résume dans plus de 60% des cas à des coups et blessures volontaires. « 1809 femmes ont été violentées par leurs époux et 1390 agressées par leurs frères », précise la présidente de l’association des femmes battues. Les agressions psychologiques représentent un vingtième des cas de violences à l’égard des femmes en Algérie, tout comme les violences sexuelles dont la moitié sont des viols. Mais ces données sont très loin de refléter la réalité. Elles ne représentent que le nombre des femmes qui ont déposé plainte. Ce sont les victimes ayant un niveau d’instruction supérieur et celles qui affichent une indépendance financière. Rares sont celles qui portent l’affaire devant les tribunaux. « Le plus souvent, elles se rétractent sous le poids des pressions familiales », précise la présidente de l’association des femmes battues, à l’occasion d’une rencontre à Alger portant sur la violence à l’égard des femmes algériennes.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après Horizons