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L’Algérie n’est pas en guerre contre les chrétiens

 
La loi votée en Algérie sur la pratique du culte n’est pas une atteinte aux droits des chrétiens algériens selon Cheikh Bouamrane.
samedi 22 mars 2008.

L'Algérie et les chrétiens. Le président du Haut-Conseil islamique (HCI) Cheikh Bouamrane répond à ceux qui reprochent à l’Algérie d’avoir reculé en matière de liberté du culte que la loi récemment adoptée ne vise nullement les religions autres que l’Islam mais que l’Algérie était souveraine et libre d’adapter sa législation, selon sa convenance. Sur les ondes de la Chaîne I, le numéro un du HCI a indiqué que « c’est quand même étonnant que personne ne réagisse à la surveillance imposée à la communauté musulmane dans les pays occidentaux. Pour avoir seulement fréquenté des mosquées, certains sont placés sous haute surveillance de la police. Il ne faut pas oublier que notre pays est d’inspiration musulmane. Nous sommes un pays souverain. Si une loi a été votée, elle doit être respectée. Il faut cependant savoir qu’elle n’a pas été faite contre les autres religions ». Une transition toute faite pour évoquer le dialogue des civilisations et l’islamophobie.

Pour le président du HCI, les accusations portées par certains contre la religion musulmane ne sont pas justifiées. Il estime que la violence a existé dans toutes les religions, y compris en Islam mais que cette dernière était toujours justifiée par de la légitime défense. Cheikh Bouamrane pense que « la religion a toujours fait l’objet d’attaques. La question de fond, c’est la naissance d’un néo-colonialisme. Les vraies raisons de ces agressions répétées contre l’Islam en Algérie et dans d’autres pays musulmans sont des visées colonialistes ». Il indique que la solution serait déjà de commencer par une autocritique et de ne pas tourner le dos au dialogue. « Les conditions pour l’instauration de ce dialogue existent mais ne sont pas complètement remplies. L’Eglise catholique a encore beaucoup de préjugés. Le dialogue ne peut se faire sans respect mutuel », indique le premier responsable du HCI qui a fait également savoir que son institution était préoccupée par la problématique de la jeunesse, ce qui justifie la tenue d’un colloque intitulé « Jeunesse : entre authenticité et modernité ».

Synthèse de Billal, www.algerie-dz.com
D’après Le Soir d’Algérie