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Le Maroc invite l’Algérie à la normalisation

 
Le Maroc a appellé l’Algérie à la normalisation de leur relations bilatérales et à l’ouverture de leurs frontière commune.
samedi 22 mars 2008.

Le Maroc et l'Algérie et le Sahara Occidental. La demande marocaine formulée « fraternellement » et dans « la sincérité totale » dénote d’une impatience marocaine que seule la situation sociale interne est en mesure d’expliquer. Pour preuve, la montée d’un cran de l’agressivité entretenue à l’égard de l’Algérie après les dernières négociations de Manhasset où le Maroc n’a pas réussi à imposer son plan d’autonomie pour le Sahara. C’est dire donc que cette demande qui intervient, faut-il encore le souligner, après les déclarations du président Bouteflika faites au journaliste de Reuters, ne peut être que frappée du sceau de la suspicion. Pour rappel, interrogé sur une éventuelle réouverture des frontières avec le Maroc, le chef de l’Etat avait affirmé à cette occasion que cela est « tout à fait envisageable ». Mieux, dira Abdelaziz Bouteflika « c’est notre souhait, fondé du reste sur des considérations culturelles, sociales et économiques d’autant plus sensibles que les peuples algérien et marocain sont unis par les liens de fraternité qui remontent loin dans leur histoire ». Néanmoins, il estimera que la réouverture de la frontière est « liée aux conditions qui ont présidé à sa fermeture ».

L’Algérie avait décidé la fermeture de la frontière avec le Maroc à la suite de la décision unilatérale des autorités marocaines d’instaurer le visa d’entrée aux ressortissants algériens dans le sillage de l’attentat de Marrakech. Les Marocains avaient tenté, dans leur souci de faire croire à cette époque que l’islamisme radical et le terrorisme n’existaient pas dans le royaume chélifien, de faire croire que l’attentat avait été commandité par l’Algérie. Une tension était née entre les deux capitales et Alger avait exigé de la part de Rabat des excuses officielles pour les accusations infondées portées à son encontre. De plus, dans son entretien le président de la République n’a pas aussi manqué de conditionner la réouverture de la frontière avec le Maroc à la levée de « tous les obstacles qui l’empêchent actuellement ». Bouteflika n’en dira pas plus. Mais il reste évident que la position de principe de l’Algérie s’agissant du dossier sahraoui constitue du point de vue marocain le principal obstacle à l’annexion du territoire du Sahara occidental.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après Le Jour d’Algérie