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L’Algérie participe au sommet arabe de Damas

 
L’Algérie est représentée par le président Abdelaziz Bouteflika au sommet arabe de Damas en Syrie.
samedi 29 mars 2008.

L'Algérie au sommet arabe de Damas. Damas vit depuis quelques jours au rythme d’un sommet controversé dans la mesure où Washington n’a cessé de faire des pressions sur les chefs d’Etat arabes pour ne pas y prendre part. Certains souverains arabes ont entendu le chant des sirènes dans l’espoir d’isoler la Syrie, y compris au niveau arabe, mais c’est l’inverse qui s’est produit, puisque les pays ayant décidé de boycotter, comme le Liban, et ceux qui ont réduit leur niveau de représentativité, comme l’Arabie saoudite, l’Egypte, la Jordanie, le Maroc ont, en fait, fait de la Syrie, aux yeux des populations arabes, le leader de la résistance dans la région moyen-orientale et l’os en travers de la gorge de Washington. C’est dans ce contexte de crise arabe endémique que la présence de l’Algérie à ce sommet, en la personne du président de la République, s’inscrit en premier lieu dans la tradition algérienne de solidarité et de soutien à toutes les causes arabes. En second lieu, elle se veut une réponse claire à ceux qui ont prôné la politique de la chaise vide au moment où le Liban se débat dans des contradictions qui risquent de prolonger sa situation de non-constitutionnalité, au moment où la Palestine subit de plein fouet les conséquences du déchirement arabe, au moment où l’Irak s’éloigne de plus en plus de l’espace arabe.

Au-delà de la langue de bois qui caractérise le communiqué final de la réunion des ministres des Affaires étrangères arabes de jeudi dernier, l’Algérie veut crever l’abcès qui envenime les relations inter-arabes et favorise leur incapacité chronique à agir sur leur situation politique, sociale et économique. L’Algérie, qui n’est pourtant pas dans la ligne de front immédiate du conflit arabo-isrélien, ne ménage aucun effort pour soutenir les initiatives arabes de paix telles que celle formulée à l’attention d’Israël lors du sommet arabe de Beyrouth en 2002 et que l’Etat hébreu a rejetée sans appel. Cette initiative proposée par l’Arabie saoudite fait aujourd’hui l’objet de divergences dans la mesure où certains pays arabes estiment, à juste titre, qu’elle n’est plus à l’ordre du jour. Une commission a été mise en place pour en faire le bilan avant de faire des propositions quant à son abandon, son gel ou son enrichissement. A propos des deux dossiers brûlants de l’heure, l’Algérie veut tout faire pour aboutir à une entente inter-palestinienne pour transcender les clivages qui déchirent violemment le Fatah et le Hamas, ainsi qu’à une entente inter-libanaise afin de revenir à la constitutionnalité à travers l’élection rapide du président libanais.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après la Tribune