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L’Algérie veut l’extradition de Rafik Khalifa réfugié à Londres

 
L’Algérie a présenté à la justice britannique un dossier complet pour l’extradition de Rafik Abdelmoumene Khalifa selon une source judiciaire.
jeudi 3 avril 2008.

Rafik Khalifa fuit l'Algérie. Cette déclaration coïncide avec la deuxième audience du procès qui s’est tenue hier dans la première chambre du tribunal de Westminster et qui devait permettre de se prononcer sur la demande d’extradition de Rafik Khalifa en Algérie introduite par les autorités algériennes, avant qu’elle ne soit reportée au 18 avril. La justice britannique, rappelons-le, avait entamé l’examen de la requête algérienne le 11 mars dernier lors d’une audience procédurale. La deuxième audience qui a duré trois heures et a porté sur des questions de forme et procédurales a, selon les mêmes sources, montré « l’inconsistance de l’argumentation de la défense qui a fait l’impasse sur le fond ». La suspension de l’examen de l’appel interjeté par la défense de Abdelmoumene Khalifa en septembre 2007 contre la décision du tribunal de Westminster de son extradition vers la France et la priorité accordée à l’examen de la demande algérienne d’extradition de Khalifa démontrent la consistance du dossier algérien, ont soutenu ces mêmes sources. La justice britannique avait, rappelle-t-on aussi, prononcé une décision d’extradition de Khalifa vers la France à la fin août 2007.

Abdelmoumene Khalifa a été arrêté le 27 mars 2007 en vertu d’un mandat d’arrêt européen et déféré devant le tribunal de Westminster dans le cadre d’une demande d’extradition formulée par la France pour « banqueroute frauduleuse, blanchiment d’argent et abus de biens sociaux ». Le tribunal de Blida l’avait, quant à lui, condamné, en mars 2007, par contumace à la prison à perpétuité. L’extradition de Rafik Khalifa vers la France était programmée pour le 25 septembre 2007, mais elle a été différée pour que l’appel interjeté par la défense de Khalifa soit examiné. L’examen de cet appel a lui aussi été différé pour permettre à la justice britannique d’examiner la demande algérienne d’extradition. Selon les parties ayant suivi les différentes étapes de la demande algérienne d’extradition, rappelle l’APS, l’examen de cette requête par la justice britannique après une longue attente est intervenu après que l’Algérie eut accompli toutes les démarches nécessaires en la matière, notamment la présentation d’un dossier complet que la justice britannique a jugé recevable de par son caractère dangereux et qui l’a amenée à suspendre l’examen de l’appel interjeté par la défense de Khalifa dans l’affaire de son extradition vers la France.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après La Tribune