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Les conditions d’entrée et de séjour en Algérie

 
Les conditions d’entrée et de séjour des étrangers en Algérie feront l’objet d’une nouvelle loi proposée par le ministère de l’Intérieur.
jeudi 10 avril 2008.

Les conditions d'entrée des étrangers et de séjour en Algérie. Le projet de loi présenté hier par le ministre de l’Intérieur consacre une bonne partie au règlement de l’obtention de la carte de séjour dont la durée maximum était de deux ans renouvelables. Cette loi vient, selon M. Yazid Zerhouni, combler un vide juridique concernant la régulation des séjours d’étrangers désireux de s’installer en Algérie pour diverses raisons dont celle de travail entre autres. Une nouvelle carte de résident d’une durée de validité de deux et de 10 ans, délivrée à un ressortissant étranger justifiant d’une résidence en Algérie de façon continue et légale, est prévue dans le cadre du projet de loi relatif aux conditions d’entrée, de séjour et de circulation des étrangers en Algérie, a indiqué mercredi à Alger le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, M. Noureddine Yazid Zerhouni. La délivrance de cette nouvelle carte exprime la volonté de l’Etat algérien de faciliter le séjour des ressortissants étrangers établis en Algérie de façon légale et exerçant des activités dans l’intérêt du pays, a-t-il déclaré lors d’une séance plénière de l’APN consacrée au débat autour de ce projet de loi.

Le projet de loi stipule que cette nouvelle carte de résident « peut être délivrée à un ressortissant étranger qui justifie d’une résidence en Algérie d’une façon continue et légale pendant une durée de 7 ans ou plus pour lui faciliter le séjour de longue durée ». Le projet stipule aussi la création de centres d’accueil d’étrangers pour le transit de personnes en situation irrégulière en attendant la décision de leur extradition vers leurs pays d’origine. A cet effet la nouvelle loi incrimine la présence de corps illégale sur le sol algérien et suppose l’expulsion de tout étranger ne jouissant pas de droit de séjour, de visa ou de résidence dument établie par les autorités compétentes. Cette nouvelle loi constitue, rappelle le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, une prise de conscience des dangers inhérents à un phénomène de plus en plus croissant qu’est la migration clandestine et dérivés. Cette loi est à juste titre nommée pour réguler le transit, le séjour ou la résidence en Algérie. Elle constitue aussi un moyen tant dissuasif que répressif contre les abus de l’hospitalité algérienne par certaines pratiques émanant de réseaux internationaux de trafics divers et autres associations de malfaiteurs tels l’usage d’armes prohibées et le viol de la dignité humaine. Cette loi comprenant 52 articles répartis sur 9 chapitres répond à l’impératif de l’actualisation des lois algériennes dans le nouveau contexte des évolutions internationale et régionale en la matière.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après Le Jour d’Algérie