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La grève dans la fonction publique en Algérie largement suivie

 
Les travailleurs de la fonction publique en Algérie ont largement suivies la grève initiée par la coordination des syndicats autonomes et de l’intersyndicale.
lundi 14 avril 2008.

La fonction publique en Algérie. Le débrayage décidé par les syndicats autonomes de la fonction publique a, en son premier jour, connu « un large » suivi partout en Algérie, ont indiqué Lyes Merabet et Ali Lamdani, porte-parole respectivement de la coordination nationale des syndicats autonomes et de l’intersyndicale. La grève qui sera poursuivie aujourd’hui et demain 15 avril par l’intersyndicale, aura réussi, selon ses initiateurs, à solidariser les deux groupes de syndicats autonomes malgré les divergences. Autant à l’intersyndical qu’au sein de la coordination, les responsables des syndicats autonomes parlent déjà d’un « renouveau syndical » dans le secteur de la fonction publique et de la création d’une fédération des syndicats autonomes. Selon les deux porte-parole, le premier jour de la grève ne s’est pas déroulé sans intimidations et dépassements de la part de l’administration qui, rappellent-ils, a mis en garde contre la grève par des correspondances dont ont été destinataires les responsables des syndicats dans la santé et dans l’éducation.

Les deux organisations devront déposer leurs doléances auprès de la chefferie du gouvernement pour faire part des raisons qui les ont menés à cette grève et ce malgré les dernières augmentations rendues publiques la semaine dernière. Lyes Merabet, le représentant de la coordination nationale qui remettrait aujourd’hui sa plate-forme de revendications à la chefferie du gouvernement, indique qu’il est temps pour le gouvernement de se pencher « sérieusement » sur le dossier des travailleurs de la fonction publique en Algérie. Un dossier qui mérite, selon lui, qu’on lui accorde toutes les attentions si on veut d’un secteur public et d’un service public puissants. Ni l’éducation ni la santé ne peuvent progresser si la ressource humaine qui constitue ces secteurs n’est pas prise réellement en charge, soutient-il. « Aucune réforme ne peut aboutir sans la revalorisation de l’élément humain », estime encore ce syndicaliste. Les dernières augmentations salariales sont pour les syndicats autonomes « une manière pour faire avorter la grève à laquelle ils ont appelé », soutient pour sa part le porte-parole de l’intersyndicale Ali Lamdani. L’intersyndicale qui poursuivra son débrayage jusqu’au 15 avril, remettra le même jour sa plate-forme de revendications au chef du gouvernement.

Synthèse de Souad, www.algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran