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Le phénomène des haragas en Algérie inquiète

 
Pour freiner la hausse du nombre de haragas qui quittent l’Algérie, le gouvernement prévoit de s’attaquer aux réseaux d’immigration clandestine.
mardi 15 avril 2008.

Des haragas en Algérie. Le ministre de la Solidarité nationale, Djamel Ould Abbès, a nié la multiplication du nombre de haragas en Algérie, ces derniers temps, et selon lui, ce qui a augmenté est plutôt « le nombre des recalés à l’immigration clandestine », ce qui signifie que les services du ministère de Djamel Ould-Abbès ne considèrent le jeune comme « un harag »que lorsqu’il parvient à monter à bord des barques de la mort. Ould Abbès a refusé catégoriquement le terme de « haraga » pour désigner les jeunes qui s’embarquent illégalement vers l’autre rive, et il a déclaré qu’il préfère parler d’ « immigration clandestine ».

Il a aussi insisté sur le fait que les services de sécurité ont arrêté de nombreux éléments des réseaux qui perçoivent des sommes d’argent faramineuses en échange des barques, notamment à travers la bande ouest de la côte algérienne, mais il n’a pas révélé le nombre exact. Par ailleurs, Ould Abbès a assuré que le président Bouteflika « a ordonné de frapper d’une main de fer les coursiers de la mort et d’écouter les jeunes ». Le responsable du secteur de la solidarité reconnaît que parmi les raisons de la harga figurent « la répartition injuste de la richesse et la corruption ancrée dans les rouages de l’administration en Algérie ». Le ministre de la solidarité a précisé que le taux de haragas prend des courbes ascendantes, avec 66 % dans l’ouest algérien alors que le taux ne dépasse pas 33 % à l’est du pays, précisant que 775 haragas ont été expulsés d’Europe les deux dernières années.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après El Khabar