Germaine Tillion, une amie de l’AlgérieL’ethnologue et résistante française, Germaine Tillion, amie de l’Algérie, est décédée, hier samedi, à l’âge de 101 à Paris.
dimanche 20 avril 2008.
Germaine Tillion crée les centres sociaux pour les ruraux musulmans déplacés dont elle dénonce la « clochardisation ». L’Algérie en 1957 analyse les dysfonctionnements de la société coloniale, les Ennemis complémentaires enquête sur la torture et les lieux de détention des moudjahidine. Germaine Tillion, prix Cino Del Duca (1971) pour l’ensemble de son œuvre, avait publié deux livres autobiographiques : la Traversée du mal (1997) et Il était une fois l’ethnographie (2000). Son livre majeur, le Harem et les cousins (1966), est un essai sur le mariage endogame des femmes au Maghreb, considéré comme pionnier. Elle était l’une des Françaises les plus décorées et partageait avec cinq autres femmes le privilège d’être grand’Croix de la Légion d’honneur. Par ses travaux d’ethnologie, Germaine Tillion fait sortir les femmes des Aurès de l’anonymat en publiant des photos mémorables qui datent de 1934, dans un ouvrage intitulé l’Algérie aurasienne. Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
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