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L’Algérie veut attirer ses cadres expatriés

 
Les cadres émigrés qui retourneront en Algérie garderont leurs statuts et expériences acquises à l’étranger selon le ministre Rachid Haraoubia.
samedi 26 avril 2008.

Les cadres expatriés et l'Algérie. Les cadres émigrés, qui décident de retourner en Algérie, garderont leurs statuts, fonctions, titres et expériences acquises à l’étranger. C’est ce qu’a annoncé, jeudi, à partir de Tlemcen, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Rachid Haraoubia. Le ministre, qui animait un point de presse en marge de la conférence régionale sur la recherche scientifique et le développement technologique à la faculté de médecine de l’université Abou Bakr Belkaïd, a indiqué que cette décision a été concrétisée par un article des nouveaux statuts particuliers adoptés, mardi, en conseil du gouvernement. M. Haraoubia a souligné que, pour la première fois, un texte de loi préserve les acquis de nos cadres émigrés. A l’ouverture des travaux, le ministre avait tenu à rassurer le corps enseignant en annonçant l’adoption, par le conseil du gouvernement, des projets de textes finalisés des statuts de l’enseignant chercheur universitaire, de l’enseignant chercheur hospitalo-universitaire et du chercheur permanent.

Le nouveau dispositif réglementaire d’organisation des conditions de recrutement et de déroulement de la carrière de ces enseignants chercheurs en Algérie marque, selon M. Haraoubia, la volonté de l’Etat, au plus haut niveau, de garantir une prise en charge conséquente de ces emplois, et de leur valorisation optimale dans la haute fonction publique nationale et au sein de la société. Cela, a-t-il poursuivi, afin d’impulser une dynamique nouvelle à l’université nationale, libérée des contraintes socioprofessionnelles et d’autres contingences, facteurs d’instabilité et de démobilisation. « L’objectif de mobiliser, en 2012, plus de 28.000 enseignants chercheurs, soit prés de 60% du potentiel enseignant, et 4.500 chercheurs permanents, passe nécessairement par l’amélioration de leurs conditions socioprofessionnelles en Algérie », souligne le ministre qui affirme que « la révision de la situation matérielle des enseignants chercheurs permettra, surtout, de créer une dynamique au niveau de la pédagogie et de la qualité de l’enseignement, car le facteur humain devient l’élément essentiel dans la compétition mondiale... ». M. Haraoubia a rappelé en passant, que ces nouveaux textes définissent les statuts des catégories des personnels d’encadrement des deux missions principales du secteur, à savoir « la mission de formation supérieure » et « la mission de recherche scientifique et de développement technologique ».

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran