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La lutte contre le blanchiment d’argent en Algérie se renforce

 
Le gouvernement se dit engagé à renforcer la lutte contre le blanchiment d’argent en Algérie dans le cadre de la lutte contre le crime organisé et le terrorisme.
mardi 29 avril 2008.

Blanchiment argent en Algérie. La cellule de traitement du renseignement financier (CTRF) enquête sur plus de 150 déclarations de soupçons de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme en Algérie selon le président de cet organe, M. Abdelmadjid Amghar. Les organismes publics, et d’une manière notable les banques, soumis à l’obligation d’informer cette cellule des cas suspects constatés lors de l’exercice de leurs activités, sont montés en cadence, sur le chapitre de la déclaration de soupçons depuis 2005. En effet, selon Amghar, depuis son entrée en activité en 2004 jusqu’en avril 2008, un nombre de 153 déclarations de soupçons ont été soumises à la CTRF. Sur ces 153 dossiers, 151 font encore l’objet d’enquête alors que deux (2) ont été transmis à la justice, précisera-t-il. Fait remarquable, alors que durant toute l’année 2005, la CTRF a enregistré seulement 11 déclarations de soupçons, il se trouve que rien que pour le premier trimestre 2008, comme le soulignera Amghar, 40 dossiers de cas suspects de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme ont été soumis à cette cellule contre 66 dossiers sur toute l’année 2007 et 38 en 2006.

Sur les 153 déclarations de soupçons recensées jusqu’à maintenant, un nombre de 133 ont été élaborées par les banques. Soit 87% du nombre total, contre 10 par les services douaniers (6,5%), 4 par Algérie Poste (2,6%), 3 par les commissaires aux comptes (1,9%), 2 par la police judiciaire (1,3%) tandis que les services fiscaux viennent en dernier avec une seule déclaration de soupçons (0,6%). Il y a lieu de rappeler que le règlement relatif à la prévention et la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, adopté en décembre 2005, a renforcé le dispositif de supervision et de contrôle bancaire en Algérie. Et ce, partant du principe que le secteur bancaire est l’élément principal de la lutte. D’autant que les banques et les établissements financiers sont les premiers circuits utilisés pour le blanchiment. Un décret exécutif, instituant les modèles de déclarations de soupçons à la Cellule de traitement du renseignement financier (CTRF), est venu en application à l’article 20 de la loi 05-01 du 6 février 2005 relative à la prévention et à la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme en Algérie. Ce décret permet de renforcer et de raffermir les liens d’ores et déjà existants entre la CTRF et les organismes assujettis à la déclaration de soupçons, notamment le secteur bancaire, puisqu’il institue un modèle type de déclaration ainsi que le récépissé délivré par l’organe.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran