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La fête du travail célébrée en Algérie demain

 
La fête du travailé sera célébrée demain en Algérie où la journée sera chômée et payée pour une majorité de travailleurs algériens.
mercredi 30 avril 2008.

Fête du travail en Algérie. La Fête des travailleurs, que le monde entier célèbre, n’a plus en Algérie la force et la pertinence d’antan. Les slogans d’égalitarisme, de solidarité, de mobilisation syndicale ne résonnent plus avec l’impact des années « socialistes » qui faisaient rêver les « masses laborieuses », les jeunes et les moins jeunes. Le panorama socioéconomique actuel se caractérise essentiellement par l’éparpillement et le peu d’organisation des forces sociales à même de conduire un développement durable, une croissance régulière en dehors de la rente des hydrocarbures et par un encadrement de plus en plus avachi que n’assure plus le syndicat officiel. L’érosion indiscutable et accélérée du pouvoir d’achat en Algérie, le laminage des couches moyennes, la fuite des élites vers des espaces respectueux et enrichissants, la dégradation des services publics comme la santé et le système éducatif mettent des inquiétudes et de vrais questionnements quant à l’avenir. L’économiste Jean Gadrey écrit : « Dès qu’il s’agit d’évaluer la qualité et la durabilité du développement, des jugements de valeur interviennent et des acteurs sociaux multiples doivent être partie prenante du processus de mise au point des indicateurs ». Ces derniers, dans notre pays, relèvent de l’opacité, les statistiques officielles sont considérées suspectes sinon relèveraient du « secret d’Etat ».

L’écologie dans la vie quotidienne, dont pour le développement et l’économie n’est pas encore un souci gouvernemental global. Dans de grands pays, on se dirige vers le cacul du PNB qui prend en charge « le capital social et le capital naturel ». (En Algérie, les gouvernants évitent soigneusement d’évoquer une éventuelle croissance plus ou moins planifiée, sachant que l’agriculture est en perdition accroissant, une dépendance dont les dangers ne sont pas réellement estimés à leur juste dangérosité. La recherche scientifique, véritable moteur d’une économie placée au coeur de la mondialisation, n’est abordée que dans des îlots dispersés ou par des chercheurs qui ne cessent de tirer la sonnette d’alarme. Les élites nationales, dont certaines sont pointues et reconnues dans de grands pays développés, ne sont pas recensées à l’individu près et personne au Parlement et au gouvernement n’est capable d’élaborer un projet, une loi, des niveaux de rémunération concurrentiels avec ceux pratiqués en Europe et au Canada. Comment alors et avec qui insérer, intégrer dans un mouvement rigoureux de va-et-vient avec notre diaspora éclairée par la science et le savoir.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran