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Graves émeutes à Chlef en Algérie

 
Les graves émeutes qu’a connu la wilaya de Chlef en Algérie appellent à une remise en cause de la politique sociale du gouvernement.
mercredi 30 avril 2008.

Chlef en Algérie. Surpris par la révolte juvénile qui embrase la wilaya de Chlef depuis dimanche dernier, le gouvernement s’est employé depuis à faire revenir le calme. Le ministre délégué aux Collectivités locales, Dahou Ould Kablia, a été dépêché hier dans la wilaya de Chlef en Algérie. Il a noué le dialogue avec les représentants de la société civile et mis sur pied une commission locale chargée de proposer des solutions aux problèmes à soumettre à l’appréciation du gouvernement. Le ministre délégué aux Collectivités locales a en fait donné une dimension plus épaisse au travail accompli la veille par les autorités locales, à leur tête la wali, qui ont réussi à convaincre le coordinateur de l’Association des sinistrés du séisme d’octobre 1980 de lancer un appel au calme. C’était via les ondes de la radio locale. Ould Kablia, dépêché d’Alger, devait donc bâtir sur cette plateforme d’entente. Entreprise aisée pour un ministre rompu à ce genre d’interventions.

Il lui a fallu juste réunir, au siège de la wilaya de Chlef (nord de l’Algérie), les représentants de comités de quartier, des imams et le coordinateur de l’Association des sinistrés du séisme d’octobre 1980 pour que la perspective de collaboration soit entérinée. Il a été décidé, en effet, de mettre sur pied une commission locale de réflexion autour des solutions à apporter aux problèmes auxquels sont confrontés les populations locales. Présidée par le P/APW de wilaya et dans laquelle siégeront et les imams et les représentants de la société civile, cette dernière a pour mission de proposer un canevas de solutions à soumettre au gouvernement. La situation, en dépit de cet investissement consenti par Ould Kablia, demeurait hier encore des plus tendues. Les citoyens de Chlef ne semblent pas trop croire aux promesses. Les sinistrés du séisme attendent d’être relogés décemment depuis 28 ans, soit plus d’un quart de siècle. D’ailleurs, les émeutes ont repris hier même si leur ampleur était moindre que les deux premiers jours. La RN 9 demeurait toujours fermée à la circulation.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après Le Soir d’Algérie